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 [RP] Le Chemin d'Alastar

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Alastar

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MessageSujet: [RP] Le Chemin d'Alastar   [RP] Le Chemin d'Alastar Icon_minitimeSam 3 Mai - 21:04

Le chemin d’Alastar, Chapitre I

Alastar avait 7 ans. Ses parents lui avaient appris l’art de l’écriture, de la peinture, et surtout celui des armes.
Il savait monter à cheval depuis ses 5 ans et à 9 ans, il fit voler la lame du Général de la Grande Porte. Comme tous les Titans, c’était à 7 ans qu’il allait rentrer dans la Brillante Ecole Militaire. Le jour de son anniversaire, il reçut tout ce qui lui serait nécessaire pour la rentrée…
On lui administra un enseignement sans faille et il se démarqua vite de ses camarades. Pourtant, Alastar était fils d’un simple soldat et n’avait nul sang noble dans les veines – le sang noble des Titans leur donnait une meilleur anatomie guerrière. Il réussissait uniquement grâce a ses efforts. Son apprentissage dura 4 ans, jusqu’à ses 11 ans. A cet instant, comme tout les Titans, il fit son Service – 2 ans de pratique – sans encombre et à 13 ans, il devint le Servant du Général de la Grande Porte. C’était un grand privilège car cela lui promettait cette place si le Général en venait à mourir. Bien entendu, Alastar vécut ses années-là dans l’espoir de survivre à son tuteur et de pouvoir commander en tant qu’Officier Supérieur. Le poste de Général de la Grande Porte était l’un des plus importants et l’actuel Titan qui le tenait se rendit compte des ambitions d’Alastar et, prenant peur, il décida de l’envoyer à la Frontière Sud, la plus dangereuse, dans l’espoir que son apprenti y perde la vie.
Ce fut de rudes années pour Alastar mais il tint bon et s’améliora considérablement. Il en vint même à penser que le Général, en qui il avait une confiance aveugle, avait fait cela pour son bien. Au bout de 2 ans, Alastar gagna le poste de Capitaine de la Frontière et son nom se répandit petit à petit dans les villes du royaume et même chez leurs ennemies. On l’acclamait d’un côté et le craignait de l’autre. Il repoussa toute les tentatives d’attaques ennemies. Il trouva le moyen de brûler des villes en plein blizzard et d’en inonder d’autres au milieu du désert.
A ses 19 ans, Alastar était une légende, ce qu’appelaient les Dragonniers un dieu de la guerre. On peignait son armure dans les Académies et des tapisseries le représentaient dans les châteaux. On lui confia le grade de Général et on l’appela Capitaine des Frontières. En effet, Alastar eut la charge de toute les frontières terrestre du Royaume. Il était bien loin d’avoir du mal à défaire ses ennemis, à présent. Il ne sortait son arme que pour gagner un combat. Les armées Elfes Noirs et Démoniaques préféraient reculer quand il apparaissait sur le front. Et c’est ainsi, qu’un jour le Royaume des Titans et celui des Dragonniers, au nord, connurent une paix incomparable à aucune autre. Alastar, qui n’avait plus d’ennemis à tuer reprit ses lectures et de nouveau, porta la plume. Le Conseil des Titans (qui gouvernait le Royaume) invita Alastar dans la capitale, et à mainte reprises, il dut faire des visites au Roi des Dragonniers, qui le traitait comme un héritier.
Mais, toujours, Alastar regagnait la Frontière du Sud en passant par sa chaumière natale. Ses parents avaient reçu les droits de propriétés d’un somptueux manoir et la maison avait été accordé personnellement à Alastar.
Quand, un jour, sa mère lui demanda pourquoi il ne restait pas à l’intérieur, il répondit :
- « Mère, chaque soldat trouve la mort dans la guerre. Mais moi, nul ne m’a tué. Je repars à la Frontière parce que je crains que l’on ne tue en mon absence celui qui m’était destiné. Je ne veux rater mon rendez-vous avec la Mort. »
Il avait parlé en Titan. Mais sa mère savait qu’Alastar était heureux de vivre et qu’il retournait là bas pour protéger son pays et tenir éloignées les armées ennemies. Sa présence même leur faisait passer l’envie d’attaquer.
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MessageSujet: Re: [RP] Le Chemin d'Alastar   [RP] Le Chemin d'Alastar Icon_minitimeSam 3 Mai - 21:04

Le Royaume déchiré, Chapitre II


Alors qu’Alastar avait 23 ans (en années Humaines), il connut le pire moment de sa vie.
Les armées Démoniaques forgèrent une alliance secrète avec les Elfes Noirs. Enfin, comme tous les secrets de leurs adversaires, les Titans avaient pleine connaissance de ces traités mais nul ne s’en souciât : « Avec le Général Alastar aux Frontières, que craignons nous », disait on.
Mais Alastar, était sceptique ; il récupéra toutes ses cartes et ré-aligna toutes ses défenses. Il vint en personne dans chacun de ses camps pour donner ses ordres. Alors que ses avant-postes ressemblaient plus à des forteresses et que sa frontière devenait un rempart de lances, Alastar était toujours mécontent. Ses ennemis avaient une stratégie et ses mouvements de troupes n’y changeaient rien. Les Démons et les Elfes du Chaos n’avaient jamais réfléchi à leurs plans d’action, et là, cependant, ils semblaient organisés. Mais Alastar ne se posa pas la question plus de quelques mois. Il partit à la capitale pour demander du renfort. Evidement, le Conseil les lui accorda et il repartit avec le tiers des soldats de l’intérieure. Ce fut sa première erreur véritablement grave : il avait vidé les défenses intérieures.
Le Royaume fut attaquer et les défenses d’Alastar n’y purent rien. Oh, certes, elles auraient repoussées les régiments adverses, si seulement, on les avait attaquées ! Car Alastar avait la charge de toutes les frontières, oui, mais terrestres ! Les armées ennemies frappèrent par les côtes. Avant que les Vigies aient pu envoyer leurs messages, 500 000 soldats avaient débarqué. Les ports Titans furent dévasté en un clin d’œil. La mer puait le Démon et les arbres pullulaient d’Elfes Noirs.
Le conseil ordonna le retour des troupes d’Alastar. Bien sûr, c’était inutile car Alastar avait déjà ordonné le mouvement de son armée. De plus, les dirigeants du Royaume appelèrent à leur secours les Dragonniers, Gardiens du Nord. Les combats furent sanglants au sud. Alastar grimpait vers la capitale le plus vite possible mais les Elfes se servaient de chaque arbre pour tendre une embuscade aux escouades Titanesques. Très vite, les Dragonniers répondirent à l’appel de leur allié démunis. Le ciel s’assombrit et les régiments de Dragons enflammèrent l’azur. Pourtant, même contre ces créatures monstrueuses et folles de rage, les Démons opposèrent leurs forces : les ténèbres envahirent les cieux et les créatures infernales ravagèrent les troupes Dragonnières. Les nuages prirent la même teinte rouge vif que l’herbe sur le sol, et l’on croyait assister à un coucher de soleil lorsqu’une bataille s’engageait.
Si Alastar gagnait ses combats, les Elfes lui causaient des dégâts incroyables pour des êtres si minces. Le Titan atteint Kaelite, la capitale, au bout de quelques semaines. On l’acclama dans les rues que les Démons avaient fuie à la vue de sa bannière. Cependant, il ne restait que deux tiers des soldats qu’il avait à l’origine et il savait que c’était insuffisant pour défaire les envahisseurs. Il décida alors donc d’attendre la venue de ses alliés.
Un mois passa, puis deux et trois. Les Dragonniers ne s’étaient jamais fait tant désirer. Alastar réglait la disposition des tours de gardes de la semaine lorsque la porte de la salle Commandante s’ouvrirent à la volée.
-« Mon Général ! »cria un soldat en tenue de messager. « Les Dragonniers ont rebroussé chemin. La bataille du mont Edaim a été une terrible défaite ! Seuls quelques hommes nous ont été accordé. »
Alastar se précipita à la fenêtre que désignait l’émissaire. Si ces dires étaient vrai, il était fichu. Le Capitaine des Frontières se figea. Dans la cour, se tenaient une vingtaine de guerriers en lambeaux, fiers, aux côté de leurs effrayantes montures.
-« Trois patrouilles… » Murmura-t-il « Est-ce là toute l’estime que nous portent les Dragonniers ? TROIS PATROUILLES ? »
Il était terrifiant avec son rictus de rage qui lui parcourait le visage. Le pauvre éclaireur recula, effrayé et balbutia :
-« Ils étaient cinq, mais dix des leurs sont morts !
- Va. »
C’était un ordre et le messager salua avant de prendre ses jambes à son cou. Alastar s épongea le front. Les Dragonniers avaient donc été repoussé ? C’était bien la première fois ! Il lui faudrait donc provoquer l’exode de la population et voyager vers le nord, jusqu’à la Forteresse de Vasinatrass, où, pour la deuxième de leur histoire, les Titans seraient rassemblés dans tout leur ensemble. Le dernier assaut avait été provoqué par les Dragonniers, et cette guerre avait justement abouti à un traité et, peu à peu, à la solide entente entre les deux nations. Mais voilà qu’ils étaient séparés et que les Titans devaient à nouveau se replier. Alastar se tourna vers Andréas, son ancien sergent de la frontière Sud, devenu capitaine.
-« Vasinatrass ? demanda seulement celui-ci.
- Oui. C’est ce qu’il y a de mieux… Je pense. »
Ce fut sa seconde erreur.
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MessageSujet: Re: [RP] Le Chemin d'Alastar   [RP] Le Chemin d'Alastar Icon_minitimeSam 3 Mai - 21:05

Le Chemin d’Alastar, Chapitre III

Ils etaient deux millions dans la forteresse. Deux millions d'hommes, de femmes et d'enfants.
Deux millions de paysans, de bourgeois, de charpentiers, de menuisiers, de pretres, de precepteurs, d'artistes, de boulangers... Oui, toute la population du Royaume se tenait la, serree, dans le legendaire chateau fort des Titans. Toute la population. Et trois cents mille hommes pour la proteger.
Alastar regarda l'horizon. Au loin, s'elevait la fumee noire des feux de camp de l'armee Demoniaque.
-" Ils attaquerons demain matin. " affirma Andreas.
-" Au plus tard. " acquieca le General.

Alastar avait dormi cinq heures, ce qui etait un luxe pour un soldat et il s'etait arrange pour que ce soit le minimum de sommeil de chaque guerrier. Ainsi, tout le monde etait en pleine forme pour la bataille. Enfin, tout le monde du cote des Titans. Les Demons avaient passe la nuit a festoyer en buvant et mangeant leurs morts tandis que les Elfes Noirs avaient chante et vide eux aussi leurs reserves de bieres. Pourtant, les bannieres ennemis se leverent sur les collines environnantes et c'est donc d'un pas peu assure que les ennemis se mirent en marche.
-" Ils sont vraiment betes" remarqua Andreas
-" Ils ont un plan." annonca son superieur en repenssant a la bonne organisation des troupes ennemies au debut de la guerre. "Soyez sur vos gardes."
Les capitaines qui l'entouraient hocherent la tete et saluerent. Puis, chacun d'eux rejoins son poste.
Les troupes ennemies s'areterent a sept cents metres de Vasinatras. Dix minutes tendues passerent. Finalement, les premieres lignes s'elancerent. Ils coururent a toute allure. Ils arriverent a six cents metres. Cinq cent cinquante. Cinq cents. Les enormes catapultes et autres machines de sieges Titanesques lacherent leurs rocher sur l'armee putride. Les attaquants mourerent par centaines. Les titans rechargeaient le plus vite possible... Mais pas assez rapidement, trouvait Alastar. Les tirs destructeurs n'arreterent en aucun lieu l'avancee ennemie. Bientot, les assaillants furent a deux cents metres des rempart. Les fleches plurent. Pour dix tirs, deux seulement manquaient leur cible. Pourtant, les Demons etaient toujours plus proches. Il y eu sept autres salves de fleches tout aussi meurtriere que la premiere avant que les echelles ne toucherent finalement la muraille.
-"Mon heaume." dit simplement le General.
Un page lui apporta un casque orne d'un dragon rouge, cadeau du roi des Dragonniers, comme le reste de son armure. Elle etait imbrisable par les simples lames. Alastar se couvra la tete et partit en direction de la porte donnant sur le chemin de ronde du dernier rempart. Soudain, un mauvais pressentiment lui vint. Il se tourna vers le page.
-"Dans mon bureau, le deuxieme tiroir de droite, en partant du bas. Tu y trouveras une enveloppes cachetee par mon sceau, dans de la cire bleue. Prend-la et porte-la a l'Amiral Kakachi. Ensuite, range-toi a son service."
-"Bien, mon General."

Alastar sortit alors sur le mur. Il y avait quatre murs d'enceinte. Et il etait sur le dernier d'entre eux. Il lui fallut dix minutes pour atteindre le premier car il ne se pressa pas. On s'inclinait a son passage et son calme rassurait les hommes. Les premiers ennemis sautaient sur la muraille quand il arriva. Son approche sucita une ovation tonitruante de la part des Titans, creant la panique chez les Demons. Il sortit son epee et tua le premier ennemi devant lui. Ses soldats suivirent aussitot son exemple et les assaillants furent refoules. Les archers refirent surface et tirerent au bas du rempart. Cepandant, les envahisseurs remonterent et frapperent de plus bel. Il fallut plus de temps pour les repousser. Ce phenomene se repeta douze fois. Enfin, a la treisieme fois, Alastar sentit que ses troupes avaient besoin de repit.
-"Qu'on ouvre les douvres!" hurla-t-il.
L'ordre fut repete tout le long des lignes des defenceurs et brusquement un bruit sourd se fit entendre. Le jeune Titan se pencha et observa le pied du mur. Des douves etaient apparues. En realite, la terre et l'herbe qui poussait la a l'instant masquaient les planches de bois qui recouvraient le precipice. On distinguait des pieux au fond, sur lesquels les planches s'etaient brisees en tombant. Plus d'une centaine de soldats rejoinrent bientot les debris de bois.
Aux extremites est et ouest de la muraille, de larges panneaux se leverent pour laisser couler de l'eau jaunatre dans les douves qui se remplirent rapidement.
-"Hourrah!" crierent les Titans en s'acharnant sur les derniers Demons presents sur le rempart sans possibilite de retraite puisque leurs echelles avaient coulees.
La retraite fut sonnee chez les rangs ennemis.
-"Ils vont chercher des tours de sieges." affirma Alastar."Mais pour le moment... Repos!"
Et il s'assit sur le sol.
-"General!"
Alastar leva les yeux.
-" Les habitans partent en direction du sud. Ils sont escortes par des troupes de la Marine. On n'a pas voulu me donner d'explications."
Le chevalier a l'armure rouge resta silencieux un moment.
-" J'ai ordonne a l'Amiral Kakachi de pourvoir au deplacement totale de la population. Ils se rendent chez les Dragonniers."
Un murmure parcourut l'assistance.
-" Vos femmes et enfants ont la priorite."
Cela sembla les rassurer quelque peu.
-" Mais oui, vous vous battez pour gagner du temps. Quelque chose me fait penser que nous allons perdre Vasinatras. Nous tentons donc de permettre au peuple Titan de survivre."
Nouveau murmure.
-" Oui, la situation est plus grave qu'on ne vous la laisse penser. Les Demons ont une strategie et ils cherchent a nous anihiler! Mais ce ne sera pas facile! Nous allons nous battre! Prouver une nouvelle fois que nous sommes les meilleurs guerriers qu'aie portes cette terre! Le Royaume est notre! Et ils le foulent sans scrupule! Permettrez-vous cela? Permettrez-vous cela?"
-" NON!" hurlerent les soldats rassembles autour d'Alastar.

Les ennemis etaient de retour et Alastar reprit on epee, imite par ses loyaux guerriers, de nouveau plein de moral.
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MessageSujet: Re: [RP] Le Chemin d'Alastar   [RP] Le Chemin d'Alastar Icon_minitimeSam 3 Mai - 21:07

Le Chemin d’Alastar, Chapitre IV

Cela faisait un mois que les boulets pleuvaient sur Vasinatras. Le premier rempart etait tombe mais la cite etait presque totalement evacuee. Les Dragonniers charges d'aider les Titans avaient ete envoyes proteger les vaisseaux de transport.Il ne restait plus qu'un miler de citoyens et plus de deux cent mille soldats. Alastar etait content de ces resultats. Peut etre son pressentiment etait infonde apres tout...
Ce qui l'embetait le plus, c'etait que les ennemis ne semblent pas vouloir recuperer leurs morts. Ces derniers rependaient la puanteur et la maladie. Le general Titan aurait voulu pouvoir les bruler, mais les archers Elfes empechaient quiconque de s'en approcher.
Alastar decida de mettre de la distance entre ses hommes et les cadavres. Il ordonna de gagne le troisieme mur, tout en laissant suffisement de guerriers sur le second pour que les ennemis ne s'en appercoivent pas. Il demanda aussi a ce qu'on les releve toute les deux heures.
Les Demons n'attaquaient d'ailleur plus. Ils semblaient decides a ne pas bouger et a faire le siege de la forteresse. Cette maneuvre semblait ridicule aux yeux des Titans parce que le chateau disposait de ses propres apport en nourriture: elevages, cultures et eau potable grace aux nombreuses sources souterraines sur lesquelles il etait bati. Aux yeux d'Alastar, cela ne pouvait dire que deux choses: soit les Demons se regroupaient et se reposaient en vue d'un nouvel assault, soit ils etaient stupides et mal informes. Or, cette derniere possibilite sonnait faux aux oreilles du General puisque toute la premiere parie du plan des envahisseurs avait ete bien montee.

Au bout du deuxieme mois, toute la population civile avait reussi a s'echapper. Alastar ne savait pas si les enemis s'en etaient rendus compte ou pas, mais il decida de provoquer l'evacuation des troupes. Alors qu'il venait de signer le papier permettant aux reserves de battre en retraite, Andreas l'appela:
-" General! General, venez voir!"
Alastar se precipita hors de son bureau pour assister a un spectacle effrayant: les grandes constructions pyramidales toute autour du chateau, que les Titans avaient prises pour des habitations, s'elevaient a quelques metres de hauteur. A leur sommet, une grosse boule blanche se formait, menacante. Des rayons blancs se crea alors entre le second rempart et les boules magiques. Soudain, il y eu une detonation tonitruante, suivit d'une epaisse fumee qui recouvrait le la ville. Alastar prit douloureusement conscience de l'utilite de ces machiones. A chaque enddroit ou les rayos atteignaient la muraille, celle ci explosait, projetant ces occupants dans les airs. Le General afficha une mine effrayee, pour la premiere fois depuis son entrainement sur la Frontiere Sud. Cela ne fit qu'accentuer la terreur de son capitaine.
-" Que les survivants gagnent notre position." ordonna Alastar dans un murmure.
C'est alors que les gigantesques armes se mirent en marche. Elles se deplacaient lentement vers la forteresse. Elles etaient montees sur des roues et etaient tirees par des dizaines d'Elfes. En meme temps, des Trolls les poussaient.
-" General!" s'exclama Andreas." Ils ne vont pas s'en resservir, n'est-ce-pas?"
Mais son superieur ne repondi pas. Il cherchait une idee.
-" Fait reculer nos troupes jusqu'au prochain mur, et veille a ce que l'Amiral Kakachi en embarque le maximum."
Puis, Alastar tourna les talons pour gagner le quatrieme rempart.

Il fallut une heure aux machines pour atteindre la distance minimale pour detruire le troisieme mur. Alors, elles se remirent en marche, suivit de l'armee.
Alastar ferma les yeux et adressa une priere a Alma, le Dieu supreme. Enfin, il dit aux capitaines qui l'entouraient:
-" Que l'on repartisse nos hommes dans les maisons entre cette muraille et la cinquieme. Vite!"
Les officiers quitterent la piece rapidement en transmettant leurs ordres. Le rempart fut rapidement vide. Un capitaine revint lorsque le General l'appela.
-" Je veux qu'ils soient chacun armes d'un arc ou d'une arbalete et d'une arme au corps a corps. Debrouillez-vous pour qu'ils fassent le plus de degats possible. Le reste de nos troupes doit attendre derriere le cinquieme rempart. "Le reste" comprend toute la cavalerie. Execution!"
Le soldat hocha la tete et tourna les talons. En son for interieur, Alastar jura que les Demons se souviendront de ce jour.
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MessageSujet: Re: [RP] Le Chemin d'Alastar   [RP] Le Chemin d'Alastar Icon_minitimeSam 3 Mai - 21:08

Le Chemin d’Alastar, Chapitre V

Le capitaine Kouran regarda par la fenetre, son arc a la main. Les pyramides etaient passees devant lui depuis bientot une demi-heure. A present, il ne voyait que des fantassins, legerement armes. Il verifia si la porte etait bien barricadee et revient a son poste. Il prit une grande inspiration apres avoir encoche une fleche et poussa les volets d'un coup de pied. Dans l'avenue, les assaillants sursauterent. L'officier decocha sa fleche tout en ayant conscience qu'en se montrant, il avait signe l'arret de mort de ses hommes et lui. Il atteint sa cible et en tua une autre avant que la premiere ne touche le sol. Sur les fennetres d'a cote, les volets s'ouvrirent aussi, pour laisser passer des traits meurtriers. La cohue gagna rapidement les rangs adverses. Les Demons, ne sachant que faire courait dans tous les sens, avant de se faire toucher par une fleche. Les archers ennemis ne pouvaient avancer car l'agitation etait telle qu'elle empechait toute manoeuvre dans le boulevard trop etroit pour contenir une armee.
Le sergent Kerin s'ecria:
-" Vingt! Vingt, Capitaines! Ah! C'est comme au bon vieux temps, n'est-ce-pas?"
Kouran sourit a son ami d'enfance. Kerin et lui avaient rejoins l'armee a quinze ans. ils avaient combattus cote a cote sur la Frontiere Sud-Est, contre les Elfes Noirs et avaient grimpe les echellons des grades en peu de temps. Kouran decocha une nouvelle fois et repondit en criant, pour couvrir le bruit de la bataille:
-" Trente-deux! Tu ferais bien de te depecher, ou tu ne seras jamais Capitaine!"
Mais la remarque de son adjoint le fit sourire. Soudain, il entendit un sifflement a son oreille puis un bruit sourd sur le plafond, derriere lui. Il se retourna et vit une fleche plantee au dessus de lui. Il regarda de nouveau dans la rue et put observer qu'une douzaine d'archers avait reussie a se positionner de facon a pouvoir leur tirer dessus.
-" Visez les archers en priorite!" s'exclama-t-il.
Trois tireurs ennemis moururent dans les trois secondes qui suivirent. Brusquement, le capitaine se rendit compte que l'on tambourinait a la porte. Il cria:
-"Ne la laissez pas se briser!"
Des soldats apporterent une grosse table en chene pour mieux bloquer l'acces a l'habitation.
Les archers avaient ete ellimines et Kouran ne deplorait aucune perte. Cependant, les attaquants commencaient a s'organiser et on distinguait une tentative de retraite chez les rangs adverses.
-"Tirez sur ceux qui tentent de rentrer!" lanca le sergent Kerin
Les frappes contre la porte diminuerent. Pourtant, Kouran dut se baisser une nouvelle fois a cause de fleches qui lui frolerent les cheveux. il benit Alezane, deesse de la bonne fortune et se releva d'un bond. Cette fois, une vingtaine de Demons leur tiraient dessus, et d'autres arrivaient. A sa gauche, Kouran vit un de ses compagnons etre projete en arriere par la force d'un tir.
-" Et de un." songea-t-il.
Et bientot, il pensa:
-" Et de deux, et de trois..."
Les morts s'accumulerent dans la salle, tandis qu'au rez-de-chausse, la porte craquait de facon de plus en plus alarmante. Soudain, Kouran eut un mauvais pressentiment. Il hurla:
-" Descendez! Je veux trois archers, mais tout le reste prend son epee!"
Il sortit par la porte derriere lui et devala l'escalier au moment ou la porte explosait et ou la table s'effondrait. Il avait eu la clairvoyance de poster des soldats en bas, si bien que les Demons furent immediatement acceuillit comme il se devait. Deux des trois archers resterent sur les marches et tirerent depuis ce lieu, tandis que le dernier gagnait le fond de la piece et abattait tout ceux qui tentaient d'entrer. Kouran prit une lance sur un cadavre lorsque la lame de son epee resta dans le casque d'un adversaire. Il se posta devant l'entree et entreprit de tuer chacun des ennemis qui se presentaient a lui. Kerin, de son cote finissait de nettoyer la salle, seconde des six derniers Titans. Lorsque quatre guerriers vinrent prendre sa place, Kouran recula et fit rapidement le tour de la piece d'un regard. Ils etaient onze, lui comprit. Il degagea son epee de la cervelle de son ennemis et revint pret de la porte. Soudain, un Titan vint le chercher et le tira en arriere.
-" Le sergent veut vous parler, Capitaine." expliqua-t-il.
Puis, il prit la place de son superieur. Comme il paraissait bien s'en sortir, Kouran le laissa faire et courut rejoindre Kerin.
-" Qu'y a-t-il?" demanda-t-il.
-"Viens voir."
Le sergent l'emmena dans la piece arriere du batiment et tira les rideaux qui ouvraient une fenetre donnant sur une rue etrote, ou deux Demons semblaient montes seuls la garde.
-" Et alors?" interogea le capitaine.
Kerin pointa du doigt une petite trape dans la ruelle.
-" Les egouts. Ils ne peuvent pas conduire de l'autre cote du premier rempart, mais juste devant la poterne est. Et a ma connaissance, elle est toujours ouverte puisque quinze gardes suffisent a la rendre imprenable."
-" Vasinatras aussi etait imprenable." murmura Kouran comme pour lui-meme. " Nous avons ordre de tenir notre position, Kerin."
-" Enfin, Capitaine, je suis sur que le General ne vous en voudras pas d'avoir sauve une demi-douzaine d'homme au dernier moment!"
-" Bien. Retournons-y."
Ils revinrent donc tous deux au salon. ou se deroulait la bataille. Deux nouveaux Titans etaient morts. Et le reste etait fatigue. Kouran cria alors, en sachant qu'il allait surement le regretter:
-" Abandonnez la position, suivez le sergent ou moi!"
Il fit signe aux archers de se debrouiller pour couvrir efficacement la retraite et se lanca dans l'arriere salle. Il ouvrit la porte qui donnait sur la petite rue au moment ou, par chance, un Elfe Noir passait devant. Celui-ci sursauta mais Kouran lui passa le fer en travers du corps et son camarade le suivit dans la mort avant meme de comprendre ce qui lui arrivait. Des Demons les pourchassaient dans la maison, si bien que Kouran se depecha de soulever la trappe des egouts.
Le dernier archer tenta de fermer la porte derriere lui mais il ne put que la claquer au nez de son poursuivant, ne faisant que le ralentir. Il sauta dans les egouts, laissant Kerin et Kouran seuls a la surface.
-" Apres vous, Capitaine." lanca le sergent en souriant.
Ne se doutant de rien, l'officier superieur sauta. Il atterrit quelques metres plus bas, dans de l'eau boueuse. Il regarda vers le haut et vit que Kerin ne souriait plus. Le sergent dit alors:
-" Desole, mais la porte ne peux se fermer que de l'exterieur. Tu as une femme et deux fils. Pas moi. Bonne chance, Capitaine!"
Et il referma le battant en prononcant la formule magique pour le verouiller. Kouran, sous le choc mit du temps a comprendre ce que venait de faire Kerin. Enfin, il hurla et sauta sur l'echelle. Il grimpa le plus rapidement possible, et tenta de pousser la trappe mais meme sa force colossale dut a sa race n'y put rien. Il tambourina d'une main, l'autre tenant un echellon. Soudain, il entendit le bruit criant que fait une epee lorsqu'on la sort du fourreau. Il s'arreta pour preter l'oreille. Il y eu un bruit de combat et on sentit une masse tombee sur le sol. Puis une autre, et bientot cinq autres. Enfin, on entendit une lame se briser, et le bruit lourd d'un corp tombant sur la trappe. Le combat cessa. On distingua des grognements et quelqu'un essaya d'ouvrir l'acces aux egouts. Mais la porte ne bougea pas. Alors, Kouran sentit une main l'aggriper doucement a l'epaule:
-" Il faut y aller, Capitaine. Le sergent s'est sacrifie pour nous permettre de fuir."
Lentement, Kouran descendit l'echelle. Il suivit alors le soldat sans un mot, les larmes perlants a ses joues, en direction de l'Est.
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MessageSujet: Re: [RP] Le Chemin d'Alastar   [RP] Le Chemin d'Alastar Icon_minitimeSam 3 Mai - 21:09

Le Chemin d’Alastar, Chapitre VI

Alastar jeta un dernier regard vers le port, d'ou les derniers vaisseaux du Royaume s'elloignaient. Finalement, il sauta sur son cheval et le lanca en direction de la porte nord du dernier rempart. Les chevaliers s'ecarterent sur son passage, en levant les lances et criant pour le saluer. Il gagna finalement les premieres lignes. La, l'attendait le capitaine Barne.
-" Tout s'est passe pour le mieux, mon general. les pertes ennemies se comptent en milliers et une attaque bien menee par le capitaine Jier a permis de detruire cinq de leurs redoutables machines magiques. Il ne leur en reste donc que quatre. Mais l'une s'est enflammee, donc elle a subi des degats conciderables, on ne sait pas si elle pourra servir."
-" S'ils continuent a la pousser, il faut partir du principe qu'elle est toujours utilisable." declara le general. " Des survivants?"
-" Une cinquantaine. Surtout des soldats des dernieres lignes. Cependant, le capitaine Kouran et sept des ses hommes ont pu s'en sortir."
-" Kouran?" s'etonna Alastar " N'etait-ce pas lui qui etait aux premieres places, charge de donne le signal de l'attaque?"
Barne hocha la tete:
-" Precisement. Ils ont reussi a s'echapper par les egouts."
-" Bonne initiative."
Alastar se tourna alors vers son armee.
-" Titans!" s'exclama-t-il d'une voix forte et assuree." Vous savez ce qui se tient de l'autre cote de ces murs! Vous savez la puissance dont dispose l'ennemi! Et vous savez que rien ne leur resistera si l'on se cloitre ici! Un jour viendra ou les Titans seront faibles et desesperes. Ou ils seront surpasses et detruit. Mais ce jour n'est pas venu! Aujourd'hui, nos familles sont en route vers un lieu sur! Aujourd'hui, les Titans se comptent encore en milions! Nous n'allons pas nous lancer dans la mort mais nous plonger dans la gloire! Vos fils chanteront ce jour ou, sans nulle peur vous etes sortis en armes et vous avez tuer plus de Demons en un jour que nous ne l'avons fait durant toute notre histoire!"
Les guerriers hurlerent et les chevaux ruerent. Les larges portes s'ouvrirent lentement. Par coincidence, alors que le temps avait ete nuageux toute la journee, un rayon de soleil fendit le ciel et passa entre les battants du portail, eclairant Alastar dans son armure rouge tout d'abord puis toute la cavalerie Titanesque.
Le general eperonna sa monture. Son destrier s'elanca tendit que le Titan criait:
-" Chargez!!!"
Ses chevaliers le suivirent de pret. A sa droite, l'un des capitaines se demarqua en accelerant. Alastar le reconnut du premier coup d'oeil. C'etait Andreas. Ce dernier hurla de toute sa voix:
-" Pour le General!"
Et toute l'armee, au grand complet repondit a l'appel:
-" Pour le General!"

Le choc fut effroyable. Alastar eut du mal a tenir sur selle, mais il n'etait pas general pour rien. Du coin de l'oeil, il vit que Andreas avait les meme problemes mais s'en sortait aussi bien. D'ailleurs, c'etait le cas de tous leurs cavaliers. Bientot, les premieres lignes, ralenties par l'assault furent doublees par les deuxiemes et troisiemes rangs. Les Titans se dirigeaient vers le Nord, ecrasant tous les ennemis sur leur passage. Ils se frayaient un chemin dans l'armee adverse comme dans du beurre. Bientot, Alastar rejoint les premiers cavaliers et se retrouva de nouveau a la tete des Titans. Les quelques lames qui parvenaient a l'atteindre ricochaient sur son armure tandis que son epee tuait a chaque fois qu'elle s'abattait.
Le general arriva rapidement a hauteur d'une pyramide magique et frappa une des roues de la machine de toute ses forces. La roue explosa dans un multitude de debris. Il frappa de nouveau aussitot, atteignant la quatrieme roue et provoquant les meme effets. Il trancha la tete d'un ennemi avant de briser une derniere roue. Enfin, il entreprit de couper les chaines qui retenaient l'un des Trolls a l'imposante construction, car il savait que l'enorme bete se retournerait contre son esclavagiste et ses allies. En effet, sitot libre, la creature hurla et envoya son poing de la taille d'un cheval sur le Demon qui la fouettait. Bientot, Alastar ne fut pas surpris de la voir charger aux cotes de ses cavaliers.
Les Titans depasserent le quatrieme rempart. Le general fit monter des ruines a sas monture et profita de l'hauteur pour observer la bataille. Il regarda d'abord combien d'hommes il restait environs a l'ennemi.
-" Bien trop" pensa-t-il.
Cependant, il avait acquis beaucoup d'espoir car il avait eu un nombre de pertes tres faible, lui parut-il. Tres peu de cavalier etaient tombes lors du premier choc car les ennemis n'etaient pas prepares et n'avaient pas de lance. Les piquiers etaient venus plus loin dans la bataille, mais leurs compagnons devant eux les avait empecher de baisser leurs piques, privant les Demons de leur unite la plus efficace contre la cavalerie.
Alastar regarda en arriere. Au loin, derriere les chevaliers, l'infanterie courait et achevait le peu de survivants laisses par les deux milles cavaliers. Andreas rejoint le general.
Ce dernier lui demanda:
-" Que fais-tu ici? J'aurais cru que tu en profiterais pour te trouver une place a bord d'un navire."
-" Et te laisser recolter toute la gloire? Non merci!" s'exclama joyeusement le capitaine." Kakachi aussi pensait cela. Mais tu ne m'en avais pas donner l'ordre et je voulais rester a tes cotes. Alors j'ai salue le vieil Amiral et je suis parti te rejoindre. J'ai tout juste eu le temps de gagner les premieres lignes avant que tu ne te lances dans la bataille comme un fou! Au fait! Joli discours!"
-" Merci."
-" Ca s'annonce plutot bien, non? Mieux que je ne l'aurais cru, en tout cas!"
-" Oui. Les Demons se sont montes la tete, avec leur avancee spectaculaire dans notre cite. Ils ont place leur regiment n'importe comment. Je me devait d'en profiter! Avec nos archers dans les maisons, ils ont pense judicieux de placer des archers en premieres position, croyant sans doute rencontrer le meme type de resistance derriere le dernier mur. Quand la cavalerie est sortie, ils n'ont meme pas eu le temps d'encocher une fleche."
Il attendit un court instant et dit:
-" Mais ils sont innombrables."
-" En effet. Viens, il faut te montrer ou nos vaillants soldats croiront en ta mort et ce sera la fin!"
Les deux compagnons s'elancerent, tentant de rattraper les premiers Titans et provoquant les hourrah de leurs troupes. Bientot, pourtant, Alastar se retrouva suffisement proche des premieres lignes pour trouver un ennemi vivant. Enfin... Ce qu'il en restait. Finalement,le general placa sa monture aux cotes de celle d'un capitaine qu'il reconnut pour etre Kouran. Le chevalier en armure noire provoquait des degats conciderables et Alastar devina que quelque chose n'allait pas chez l'officier.
-" Il place trop de haine dans ses coups." songea-t-il.

Le combats dura toute la journee. Neanmoins, Alastar put joindre ses deux milles cavaliers aux quelque mille sept cents du capitaine Grein, qui etait sorti par la Porte Est, et non par la Nord, comme Alastar. Le capitaine Clem, qui dirigeait la sortie par la Porte Ouest, avait meme un peu d'avance sur son collegue et son superieur. La cavalerie au grand complet depassa le premier rempart, sortant ainsi de la cite. Cette fois, ils avaient face a un front solide parce que les Demons avaient eu le temps de s'organiser et les Titans ne pouvaient plus tenir sur les rues pour contenir l'armee des envahisseurs.
Soudain, Alastar ordonna de tourner sur la gauche, vers les regiments de Clem, pour degager sa cavalerie du champs de bataille devenu statique. En effet, ils ne mirent qu'une heure pour atteindre les dernieres colonnes de droite des Demons. Les cavaliers s'enfuirent au galop vers l'Ouest avant qu'Alastar ne donne l'ordre de ralentir. Ses chevaliers se regrouperent et purent se reposer un instant en toute securite, completement liberes du reste de la bataille. Alastar regarda un moment l'infanterie combattre les Demons et sonna l'attaque. Les ennemis, soit par stupidite, soit par mauvais calcul avaient tournes leur attention vers l'infanterie qui continuait de les assaillir et ils ne se rendirent compte que trop tard de la nouvelle attaque des cavaliers sur leur flanc droit. De nouveau, Alastar eu la sensation de s'enfoncer dans les lignes ennemies aussi facilement que dans du beurre.

La lune avait parcouru la moitie de son chemin dans le ciel lorsque les Demons sonnerent la retraite. Ils s'enfuirent vers l'Est en prenant leurs jambes a leur cou et Alastar se garda bien de les poursuive. Il ordonna a son armee de prendre la direction du Nord et de voyager le vite possible.
-" Il reste peut-etre un espoir apres tout..." murmura-t-il en regardant au loin, vers le pays des Dragonniers qui s'etendait devant eux, sur l'horizon.
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MessageSujet: Re: [RP] Le Chemin d'Alastar   [RP] Le Chemin d'Alastar Icon_minitimeSam 3 Mai - 21:10

Le Chemin d'Alastar, Chapitre VII

Alastar regarda l'horizon une nouvelle fois. Cela faisait trois jours que les Titans fuyaient vers le pays de leur allie. Andreas le rejoignit en courant.
-" General", dit-il," les eclaireurs que vous avez envoye sont revenus. Je pense que vous aimeriez enttendre ce qu'ils ont a dire."
Alastar hocha la tete et suivit son capitaine. Celui-ci le conduisit dans sa tente et designa trois soldats. Ceux-ci, qui etaient assis, se leverent a l'arrivee du general. Il leur fit immediatement signe de reprendre leurs aises et leur demanda le rapport de leur excursion.
-" Nous avons cavale jusqu'a la Foret d'Evinkal au pied de la montagne d'Evinkal." dit le sergent qui avait supervise la mission." C'est a une journee d'ici, a peu pres. La, il y a une petite colline d'ou l'on peut voir les deux tiers de la plaine, au nord. Nous avons grimpes la haut et observe. Il y a trois camps ennemis la-bas, protegeant un avant-poste qui doit abriter un millier d'hommes. Ce n'est rien d'insurmontable car ils ont l'air detendu et n'ont pas de machines de guerres. Les trois camps n'ont meme pas dresse de fortification. Je ne pense pas qu'ils aient ete prevenu de notre survie. Mais le plus important, c'est la puissance magie qui opere dans ses lieux... La foret empeste la Necromancie et l'enchantement. General... La magie... Je jurerais qu'elle porte la marque des Kiv'Kyaks!"
Le silence se fit dans la salle. Les Kiv'Kyaks etaient les ennemis de tout temps des Titans. D'ailleurs, c'etaient les ennemis de tout le monde. De la vie elle-meme. Ils n'etaient pas "humain". Ils etaient semblable a des betes, mais pourvus d'intelligence. Ils n'avaient pas vraiment conscience de la portee de leurs actes mais ils voulaient tuer et ne faire que ca. Chacune de leurs actions visaient a faire le plus de morts possibles.
-" Je comprend mieux l'organisation des Demons, a present..." murmura Alastar." Et ceux sont eux qui ont creer ces machines magiques destructrices! Ils sont responsables de tout cela!"
-" General..." commenca Andreas.
Mais il fut aussitot coupe par le capitaine Kouran, present comme tout membre de l'Etat Major dans la tente:
-" Il faut les detruire. Tous. Les exterminer jusqu'au dernier."
Alastar haussa les sourcils face a cet acces de violence, si peu commun aux Titans. Mais il hocha la tete lentement:
-" Oui, je pense que nous nous devons de les attaquer, s'il existe dans cette zone un lieu ou ils regroupent. Pour la securite du monde."
Andreas soupira. Visiblement se n'est pas le conseil qu'il voulait donner a son general.
Alastar fit sortir ses compagnons mais retint Andreas par l'epaule.
-" Pendant ce temps, toi, tu partiras avec le reste de l'armee vers le Nord. Tu attaqueras les camps et meneras les Titans chez les Dragonniers."
Andreas ouvrit grands les yeux.
-" Le reste de l'armee?" s'eclama-t-il." Combien d'hommes copmtes-tu emmener, au juste? Tu ne sais meme pas combien ils sont, dans la foret!"
-" Je connais les Kiv'Kyak. Ils ne cherchent pas attirer l'attention. Ceux ne sont pas des guerriers mais des mages, pour la majorite d'entre eux. Ils se cachent avec peut-etre une compagnie pour les proteger mais rien de plus."
Il se tut un instant et reprit:
-" J'emenerai Kouran, Clem, Barne et Grein. Nous serons accompagnes chacun de notre garde personnelle. C'est plus que suffisant."
Andreas semblait petrifier. Mais il savait qu'Alastar ne prendrait pas plus d'hommes. Aussi, demanda-t-il:
-" Alors laisse moi au moins t'accompagner! Je ne suis pas startege, Alastar. Clem se debrouille bien mieux que moi sur ce sujet! Laisse le mener l'armee pendant que je te protege. De plus, je suis le chef de ta garde rapprochee!"
Alastar reflechit un moment. Il etait incontestable que Clem etait un excellent stratege. Cependant,Alastar ne voulait pas perdre son ami. Or, la mision contre les Kiv'Kyaks etait bien plus dangereuse que l'attaque des camps.
-" Non." finit-il par dire." Tu feras ce que je te dit et tu meneras l'assault."
-" Alors je demissionne. Je renonce a tout mes titres conferes par l'armee et je quitte ses rangs. J'irai chez les Dragonniers de mon cote mais je garde mes armes et mon cheval car ceux sont les miens. Mais avant, j'irai attaque les Kiv'Kyaks."
Cette declaration prit Alastar de court. Il ne pouvait pas refuser. La loi acceptait qu'il le fasse si le "deserteur" voulait garder ses titres et terres donnes par son grade. Mais presente comme cela, Alastar ne pouvait rien faire. Il ceda:
-" Tres bien. Je ne sais pas si tu avais vraiment l'intention de le faire mais je prefere t'avoir a cote de moi, entoure de ta trentaine de gardes sur-entraines que seul dans la nature a attaquer des Kiv'Kyaks. Prepare-toi, je ne t'attendrai pas."
Andreas salua en affichant un large sourire.

Andreas attendait au porte du campement de l'Etat Major. Il entendit des bruits de sabots sur sa droite et tourna la tete. Bientot, entre les tentes, apparurent Alastar et Grein, entoures de leur garde. Les soldats du general etaient flamboyant en rouge et or tandis que ceux de Grein affichait des couleurs plus froide, des degrades superbes de bleus et violets. Andreas quant a lui etait protege par des guerriers en vert emeraude. Il portait lui-meme leur armure meme si son casque arborait les couleurs d'Alastar, puisqu'il commandait la garde du general. Alastar hocha la tete lorsque le capitaine porta la main a son coeur, salut militaire des Titans et ils attenderent Kouran.
Ce dernier arriva au bout d'un court instant a la tete d'une compagnie de soldats en noir complet.
-" C'est donc vrai..." murmura Alastar entre ses dents.
La nouvelle avait circule la veille que Kouran avait change la couleur de ses troupes.
Le capitaine hocha froidement la tete en direction de son superieur. Andreas eu une mine effrayee: cela pouvait etre concidere comme une marque de grand irrespect! Mais Alastar ne lui en tint pas rancune. Il designa la sortie et eperonna doucement son cheval. Cependant, la bete partit au galop et toute la troupe suivit en trombe. Ils avaient environs deux cents soldats avec eux: Alastar en dirigeait cinquante-cinq, Andreas commandait trente-cinq hommes bien armes, Grein possedait une garde de quarante hommes et Kouran etait protege par quelques soixante-dix soldats a l'air menacant. C'etait lui qui avait la plus grande garde personnelle, apres Clem qui avait recrute cent-vingt guerriers (mais chacun savait qu'il n'y avait qu'une trentaine parmis eux qui etaient competents le reste ne servant que pendant les parades). Les gardes personnelles etaient payes par l'officier protege, ce qui expliquait les differences d'effectifs.
La troupe se dirigea verd le Nord, laissant derriere elle les cent-dix-huit milles soldats Titans.

Ils mirent un jour, comme prevu, pour arriver a l'oree de la foret. Au petit matin, ils s'enfoncaient deja dans l'epais sous-bois. Ils ererent au hasard jusqu'a leur entree dans une clairiere assez vaste pour permettre a soixante hommes de monter un bivouac. Ils trouverent les restes de deux ou trois feux, des debris de fleches au pied d'arbres -quelqu'un avait du vouloir s'entrainer contre un tronc- et d'autres preuves de la recente presence de soldats en ces lieux. Grein, ancien pisteur, mit son talent a profit et annonca que le campement avait ete abandonner trois jours auparavant. Il trouva aussi la direction qu'avaient suivie les guerriers probablement ennemis. La troupe se remit donc en chasse.
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MessageSujet: Re: [RP] Le Chemin d'Alastar   [RP] Le Chemin d'Alastar Icon_minitimeSam 3 Mai - 21:11

Le Chemin d’Alastar, Chapitre VIII

Aussi vite que peut le faire une compagnie de deux cents cavaliers, les Titans trouvèrent le campement des Kiv’Kyaks : au milieu des bois, au couvert de la montagne et des arbres, se dressaient des dizaines de tentes et de cabanes.
Dans les branches, accrochées par des cordes et fixées par des clous, volaient des habitations et des passerelles sans cesse patrouillées par des archers.
Sur le sol, dans les allées, marchaient six par six des guerriers Elfes Noirs et Démoniaques.
Au loin, on pouvait voir des cavernes aménagées (renforcées de façon à pouvoir briser un assaut) encastrées dans la montagne.
Sur un perron de l’une d’elles, on distinguait la silhouette sombre d’un homme encapuchonné et vêtu d’un manteau noir. Un manteau de sorcier. Un Kiv’Kyak. Bientôt, un second le rejoint et ils discutèrent ensemble.

Andréas soupira mais dit, en se retournant vers ces hommes qui murmuraient :
-« On a jamais dit que ce serait facile…
-Ni que ce serait un suicide… » Répondirent-ils
Mais la remarque fit sourire les Titans et ils vérifièrent leur armement.
-« Nous attendrons la nuit. » Annonça Alastar
Les capitaines et guerriers adjacents opinèrent et mirent pied-à-terre.
-« Venez avec moi, Capitaines. » Ordonna le Général
Il les emmena un peu plus loin et décrivit son plan.
Trente minutes plus tard, les préparatifs étaient achevés et le Général envoya ses troupes rejoindre leurs positions respectives, en leur recommandant la plus grande prudence. Les Titans se déplacèrent furtivement et encerclèrent l’ennemis alors que le soleil déclinait.

Une heure avait passé. Le premier signal allait être donné. Kouran regarda les lignes ennemies trois cents mètres plus loin. Décidément, ces sentinelles Démoniaques ne valaient rien. Par stupidité, en effet, on avait placé des Démons pour les tours de gardes de cette nuit. Certes, ils voyaient très bien dans le noir, mais lorsque l’on dispose d’Elfes Noirs, le choix ne devrait pas être difficile pour désigner les vigiles. Surtout en milieu forestier. Mais bon. Tant mieux, après tout. Le capitaine observa la troisième patrouille ennemie traversée leurs lignes sans se soucier de rien.
Le signal fut donné. L’attaque commencerait suffisamment rapidement pour qu’on puisse éliminer ces guerriers sans que l’adversaire ne s’en rende compte par leur non-retour. Kouran bondit hors de sa cachette, l’épée au clair et enfonça sa lame dans le cœur d’un Elfe Noir. Avant qu’il ne comprenne ce qui venait de se passer, le deuxième ennemi tomba. Kouran se retourna mais vit que les quatre autres membres de la patrouille étaient morts sans un bruit. Un groupe de ses Titans entouraient les cadavres. Le capitaine hocha la tête et se mit en marche.
Il courut, suivit de ses hommes mais ne fit nul bruit. Il arriva à une cinquantaine de mètres du camp des Kiv’Kyaks. Ses quarante soldats sélectionnés s’alignèrent à ses cotés et ils attendirent. Une minute, puis deux et trois. Enfin, on entendit un hennissement furieux. Alors que toutes les sentinelles se retournaient pour observer la zone d’où venait ce bruit singulier, Kouran s’élança. A sa main droite, son épée courte et à sa main gauche un bouclier sombre sur lequel étaient gravés une hache et un marteau, son emblème familial. D’un saut, il arriva sur une vigile Démoniaque, sur une passerelle à sept mètres de haut. Il trancha le cou de sa victime sans qu’elle ne puisse dire un mot.
Alors, des dizaines de chevaux sortirent de la lisière de la forêt et foncèrent vers le camp. Des chevaux sans cavaliers. Des montures folles et féroces. Elles écrasèrent plus d’une dizaine d’ennemis lors de leur arrivée dans le campement. Les Elfes et Démons prirent peur et la pagaille gagna rapidement les rangs adverses, chacun cherchant à éviter les bêtes qui semblaient se prendre pour des taureaux.
Tant et si bien que nul ne regardait plus vers Kouran et ses hommes. Ceux-ci d’ailleurs, n’étaient pas étonnés par le comportement de leurs montures : ils savaient que leurs camarades avaient concocté une drogue spéciale pendant leur absence, visant à augmenter terriblement les réflexes, la force et la vitesse des bêtes mais en aiguisant aussi incroyablement leur agressivité. C’est pour cette raison que l’armée interdisait l’utilisation de cette potion. Kouran regarda à droite, puis à gauche. Parfait. Toutes les sentinelles avaient été assassinées sans bruit. Les ennemis couraient toujours dans tous les sens pour échapper aux chevaux fous. Kouran sauta de la passerelle et courut vers l’intérieur du camp. Ses hommes sur entraînés sautaient partout, tuant comme des lions, aussi silencieux que des ombres. La nuit était tombée et leur habit noir les rendait pratiquement indiscernables. Kouran gagna ce qui semblait être les cuisines, au milieu du campement.
Aidé de vingt soldats, il tua tout le monde à l’intérieur, c’est à dire, les cuisiniers et les servantes. Il tua même le petit aide Elfe noir, âgé d’environs onze ans. Mais pourquoi pas après tout ? Le garçon aurait été appelé à servir dans l’armée et il aurait tué des Titans. Et puis, à son âge, Kouran avait déjà tué plusieurs adversaires. Mais bien sûr, le Titan ne pensa pas à tout cela, il tua simplement, de la manière la plus ordinaire du monde. Il monta un étage puis un deuxième. Là, il était au plus haut. Il entra dans un dortoir et massacra ses occupants à lui tout seul. Il fut rejoint par ses gardes personnels, au nombre de dix-sept. Il indiqua les fenêtres et sortit son arc. Il encocha une flèche et se pencha dehors. Ses soldats continuaient d’affluer vers le bâtiment, construit en pierre pour fournir un abris sûr aux soldats sans occuper les cavernes des Kiv’Kyaks, qui appréciaient leur intimité. Kouran lâcha la corde. Un Démon mourut.

Enfin, les ennemis contrôlèrent les chevaux et comprirent ce qui se passait lorsqu’ils trouvèrent les cadavres croissants de leurs compagnons. Alors, Kouran tira sur les Elfes et tua un à un tous ceux qui cherchaient à tirer sur le cordon de la cloche Sud du camp, pour prévenir tout le reste du campement et sonner l’alerte. Mais les cuisines étaient situées au beau milieu du camp, pour favoriser leur accès pour tous, et tous les Démons se rendirent rapidement compte du problème certain que connaissait leur base. Bientôt, on criait partout : « Alerte! Nous sommes attaqués! » ou encore : « Le camp est infiltré! Aux armes! ».
Alors, Kouran tira son cor d’argent (enrobé de cuir noir) de sa ceinture et souffla trois longues fois dedans ; c’était ainsi qu’ils avaient décidé de prévenir Alastar. Et en effet, aussitôt, des soldats aux couleurs rouge comme le feu et dorées comme le soleil fondirent sur les Démons qui assaillaient le bâtiment.
Si les guerriers de Kouran étaient bien entraîné pour le combat discret et le tir à l’arc, les troupes d’Alastar fournissaient un spectacle fabuleux en matière d’épées, de lances et d’art martiaux. On aurait dit une danse. Les Titans sautaient, tournaient, baissaient le bras, se retournaient, baissaient le bras de nouveau, secouraient un ami, puis un autre, se faisaient sauvés à leur tour, sautaient de nouveau, levaient le pied, retombaient sur l’ennemi mais sans pour autant perdre l’équilibre le moins du monde… Tout cela dans une myriade de rouge et d’or, dans une multitude de couleurs chaudes et douces. Mais de tous les Guerriers Rouges, Alastar étaient celui qui attirait le plus de regard. Dans son armure rouge, offerte par le roi des Dragonniers, il provoquait un déluge de morts chez ses adversaires.
Et évidemment, les Elfes Noirs et les Démons le reconnurent. Ils hurlèrent de peur et fuirent vers les bois par dizaines. Cependant, il couraient à leur perte. Là-bas, ils ne trouveraient nul repos… Que la mort. En effet, les cent cinq derniers soldats Titans, dirigés par Grein et Andréas, s’avancèrent hors de leur cachette, à la lisière des bois. Ils entouraient le camp et nul ne franchit leurs lignes meurtrières.

Les cuisines ne craignaient plus rien ; les ennemis se regroupaient au pied des cavernes des Kiv’Kyaks. Alastar se tourna dans cette direction. Du coin de l’œil, il vit une flèche Elfe foncer sur lui. D’un geste sûr et rapide, il l’attrapa dans sa main, la stoppant net. Cela n’eut pour conséquence que d’effrayer un peu plus les Démons. Les Titans reformèrent leurs rangs et Alastar ordonna de compter les pertes.
Andréas lui apprit que Grein avait perdu un homme et Kouran deux archers. Alastar avait quant à lui, trois blessés.
-« Laisse-moi deviner… Demanda Alastar en faisant semblant de réfléchir. Frim, Berios et Angalk, qui tentait de défendre Berios. Ce dernier a voulu le venger et s’est fait touché.
- Exactement. Approuva Andréas
- Est-ce grave ? interogea le général
- Berios peut combattre mais Frim est sur le point de mourir et Angalk n’est pas beaucoup mieux ; il a prit un coup à la place de son frère. »
Alastar hocha la tête. Il était sincèrement triste pour ses hommes car il affectionnait particulièrement les deux frère –Berios et Angalk- et Frim, qu’il avait lui-même recruté. Seulement, il l’avait fait sortir un peu tôt… Mais sept pertes étaient extraordinaire et bien mieux que tout ce qu’ils avaient espéré.
-« De toute évidence, les Kiv’Kyaks n’avaient pas prévu qu’on s’échappe de Vasinatras et n’ont pas de plan de secours… » pensa le général

Les Titans observèrent alors les Démons prendre place devant les grottes et s’alligner de façon à protéger les Kiv’Kyaks de leur vie s’il le fallait. Alastar soupira et sortit son épée du foureau, aussitôt imité par Andréas et Kouran.
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MessageSujet: Re: [RP] Le Chemin d'Alastar   [RP] Le Chemin d'Alastar Icon_minitimeSam 3 Mai - 21:12

Le Chemin d’Alastar, Chapitre IX

L'épée au clair, Alastar chargea. Son destrier blanc comme la neige aux pattes protégées par des plaques d'acier Nain distança ceux de tous les autres Titans. Le général leva son arme et poussa un rugissement de haine. Image d'apocalypse, métaphore de la mort, il ravagea les défenses ennemies avant qu'ils ne prennent conscience qu'il était parmis eux. Avant qu'Andréas n'arrive, la retraite était sonné chez les Démons.

Le Capitaine alla se placer aux côtés de son supérieur, stupéfait et demanda:
-" Comment as-tu fait? Tu étais devant, comme d'habitude, et tu as levé ton épée, tu as crié quelque chose en Ancien et tu as disparu! On t'a cherché des yeux avant de te trouver trente mètres plus loin, au milieu des cadavres! Que s'est il passé? Dis!"
L'ancien Capitaine des Frontières ne dit rien. Kouran lança alors:
-"Des Paroles Sacrées. Je ne savais pas que quiconque en connaissait encore..."
Silence. Alastar leur tourna le dos et regarda les sombres cavernes. Des yeux rouges de Démons le fixaient. Et derrière, impassibles, se tenaient -il le savait- les Kiv'Kyaks.
-" Moi, je savais."
Tous -même Alastar- regardèrent derrière eux. Le vieux Grein s'approchait. Il reprit:
-" Je savais que les Paroles reviendraient.
- Mais elles ont été interdites... commença Andréas. Depuis la Dernière Guerre..."
La guerre qui avait opposé les Titans aux Dragonniers. Une guerre magique. Les deux clans avaient eu recours à leur magie respective (dont les Paroles pour les Titans). Les résultats avaient été si destructeurs que la Magie de Guerre avait été interdite et oubliée. Du moins, on le pensait.
-" Des familles s'en sont souvenues. révéla Grein. Elles se les ont transmises de père en fils. Mais c'est le cas pour les familles suffisamment vielles pour avoir vécue la Dernière Guerre et cela concerne uniquement les Grands Chevaliers. Autant dire les Seigneurs de Guerres, les nobles. Alors, toi, Alastar, comment sais-tu ces choses?"
Comme Alastar était déterminé à ne rien dire, Andréas demanda:
-" Voulez-vous dire que vous en connaissez?"
En effet, Grein descendait de puissants guerrier et il était de sang noble. Ce détail n'avait pas échappé au lucide Andréas.
-" Je n'en attendais pas moins de vous, jeune homme. dit Grein. Oui, je connais une Parole. La seule dont mon père se souvenait le jour de sa mort, où il me l'a dite. Elle permet d'invoquer un puissant bouclier magique.
- Et pourquoi ne l'avez-vous pas utiliser avant? s’exclama Andréas, étonné.
- Parce que c'était interdit! répliqua Grein
- Pourquoi se souvenir de cela si on ne s'en sert pas?
- Pour le jour où ce ne sera plus interdit! tonna Grein, énervé par les questions du jeune capitaine.
- Et ce jour est-il arrivé?" demanda Kouran en regardant Alastar.
Tous attendait la réponse. Ils l'a redoutaient en même temps qu'elle les soulagerait.
-" Il est arrivé depuis que j'ai vu les grande Pyramide magique qui ont assiégé Vasinatras" dit simplement le Titan.
La décision lui revenait de droit. Il était le chef de l'armée et de tous les Titans présents sur ces terres.
-" Soit. dit alors Kouran. La victoire est à nous! Ecrasons-les!"
Il mit la main sur la garde de son arme et dévoila un visage emplit d'une haine féroce et d'une rage bouillante. Il sortit la lame du fourreau et hurla.
Alastar le regarda sans ciller. Kouran l’inquiétait. Jamais un Titan n'avait ainsi laissé transparaître ses sentiments et son manque de calme. C'est d'ailleurs cela qui avait le plus étonné les Dragonniers lors de la Dernière Guerre. Et qui les avait donc sauvé: même confinés dans leur dernière citadelle, les Titans avaient fait face, plein de sang froid et avaient résisté sans laissant voir qu'ils pensaient vivre leurs derniers jours.
Sans mot dire, le général mit pied à terre et s'avança avec calme. Après tout, chez lui aussi bouillonnait une rage sans qu'elle puisse s'échapper. Sûrement cette rage était plus forte chez son Capitaine, qui avait perdu un ami. Peut-être était-il obligé de lui laissé libre court pour se détendre.

Andréas et Kouran le suivirent. Puis Grein et tout les Titans. Devant lui, Alastar entendait les Démons murmurer. Soudain, Alastar s’arrêta, immédiatement suivit d’Andréas mais prenant de court Kouran, peut-être parce qu’il était plus impatient de se battre que son confrère.
Alastar dit d’une voix ferme et distincte :
-« Nous venons pour les Kiv’Kyaks ! Livrez-les nous et nous vous épargnerons ! »
La nouvelle surprit les Titans qui l’accueillirent bien. Mais elle déplut à Kouran. Mais il ne dit rien. Alastar posa une main apaisante sur son Capitaine et cela le calma.
Il y eut des murmures parmi les ennemis et, inévitablement des bruits de bagarre. Enfin, émergeant du noir, une bonne quinzaine de Démons apparurent. Ils s’étalèrent devant les Titans, raides morts.
-« Ils voulaient livrer les Maîtres. » Expliqua une voix sortant de l’ombre.
Alastar regarda ses compagnons et demanda :
-« Quelle est donc votre réponse ? »
On murmura de nouveau et soudain, une flèche fendit l’espace qui séparait Alastar des Démons. Tout d’un coup, une lueur argentée apparue et entoura le général, le plaçant sous un dôme protecteur sur lequel la flèche ricocha.
Alastar jeta un regard de remerciement à Grein et lança :
-« Vous avez donc choisi la mort. »
On chuchotait encore chez les Démons au sujet du bouclier magique que celui ci disparu, pour réapparaître au milieu d’eux, Alastar dedans. D’un revers de l’épée, il faucha deux Démons et un Elfe Noir. Il se retourna et planta son acier dans le cœur d’un nouveau ennemi. C’est alors que Kouran, tel un ange de l’enfer, sauta au-dessus du général, des flammes bleues brûlant sur chaque centimètre de son armure et de son arme. La chaleur était telle qu’à chaque fois qu’il rencontrait le fer d’une armure, celui-ci fondait et laissait une large brèche par laquelle s’enfonçait la lame. Bientôt, Andréas rejoignit son supérieur, suivit d’un jeune lieutenant, qu’Alastar reconnut pour être le chef de la garde de Grein. Il n’avait pas fait ses preuves mais son sang et ses relations lui avaient permis de gagner son rang.
A la grande surprise d’Alastar (si c’était possible, car il regardait toujours le Kouran incandescent qui se battait comme un lion à sa gauche), le Lieutenant mit sa main devant lui, vers ses adversaires et, sans que rien n’apparaisse, les ennemis furent projetés en arrière, survolant certains de leurs compagnons et avant de s’écraser sur d’autres.
Les Démons hurlaient de terreur. Depuis quand les Titans possédait la magie ? Même les Kiv’Kyaks étaient secoués, en arrière. Il ne fallut pas longtemps à Kouran pour gagner les sorciers encapuchonnés. Toujours enflammé, le Titan se tourna vers l’un d’eux. La silhouette le remarqua et matérialisa immédiatement une petite sphère bleue clair qu’il propulsa vers le Capitaine. Ce dernier place instinctivement son arme dans la trajectoire de la boule pour stopper sa course. Cette dernière s’explosa dans une petite gerbe de flammes bleues sur la lame du Titan, littéralement absorbée par la puissance de sa magie. Mais le choc provoqua une grosse onde de force qui se propagea tout autour du Titan, traduisant la puissance de l’attaque du Kiv’Kyak. Si bien que le capuchon du sorcier tomba en arrière, montrant des cheveux noirs long, des yeux rouges avec une minuscule prunelle noir à l’intérieur, un bec crochu pour tout nez et une bouche difforme juste en-dessous.
Kouran afficha un large sourire, mauvais, dévoilant des dents blanches comme la neige qui contrastaient avec son visage sombre, ses yeux gris foncés et son armure noire. Il dit simplement:
-« C’est mignon… »
Il murmura quelques mots et une boule du même bleu que celle du Kiv’Kyak apparut dans sa paume. Mais elle faisait le triple du volume de l’autre.
Lorsqu’il la dirigea vers son adversaire, il prit un malin plaisir à observer les yeux rouges apeurés, les cheveux sombres transpirants et les mains placées en avant en signe de détresse du Kiv’Kyak. Ce dernier, accolé au mur de la grotte, hurla quand la boule lui arriva dessus. L’attaque provoqua une gigantesque explosion qui désintégra la muraille naturelle derrière le Kiv’Kyak. On ne trouva, d’ailleurs, aucune trace de ce dernier.

Rapidement, Alastar se retrouva à son tour face à un Nécromant. Celui ci lança une gerbe verte vers le général mais elle s’écrasa sur le bouclier. Alastar s’approcha et planta son épée dans le cœur du mage, sans pourtant savourer ce moment comme il s’y attendait. Il répugna même de tuer cette créature sans qu’elle puisse se défendre.
Kouran se tourna vers son général et son sourire s’effaça lorsqu’il sentit la chaleur diminuer autour de lui et les flammes de son armure rapetisser. Alors, une vague de fatigue s’emprit tel que jamais cela ne lui était arrivé. Alastar regarda son bouclier et celui-ci vibra, puis disparut. Il regarda Grein, qui ne remarqua rien et qui avait toujours le sien autour de lui. Heureusement, il ne paraissait pas aussi fatigué que Kouran.

Alors, les Kiv’Kyaks crièrent. Ils s’échangèrent des mots dans une langues où les mots se ressemblaient tous et où ils se prononçaient par des claquement de langue, essentiellement.
Il se jetèrent sur Kouran et avant qu’Alastar n’ait pu dire mot, son épée lui sautait des mains et un sorcier apparaissait devant lui pour lui placer un curieux bracelet orné de pierres bleues sur le bras. Il se débattit mais il sentit ses pensée se brouillée et il ferma les yeux en tombant sur le sol, inconscient.
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MessageSujet: Re: [RP] Le Chemin d'Alastar   [RP] Le Chemin d'Alastar Icon_minitimeSam 3 Mai - 21:15

Emprisonnement et Fuite, Chapitre X

Andréas se tourna vers Alastar. Quand il vit son général fermer les yeux et sombrer dans le sommeils, il perdit tout espoir mais se battit comme un lion. Alors, il aperçut dix Kiv’Kyaks exécuter des gestes étranges à sa droite. Il les observa et remarqua qu’ils fixaient le plafond de la grotte. Il eu un mauvais pressentiment. Soudain, les murs vibrèrent. Alors, il hurla en se retournant :
-« Retraite générale ! Sortez tous ! Ils vont faire tomb… »
Une pierre lui atterrit sur le casque et l’assomma. Il sentit des mains rugueuses l’empoigner par l’épaule et le tirer sans ménagement. A sa gauche, Grein, sans bouclier, le fixait désespérément, un mur infranchissable de Démon l’empêchant de venir en aide à son compagnon. Avant de fermer les yeux, Andréas vit de plus en plus de pierres tomber du plafond, et des pierres de plus en plus grosses. Il je ta un dernier coup d’œil vers Grein et vit le plafond lui tomber dessus. D’abord des petites pierres, puis de véritables rochers. Il sentit au plus profond de son cœur la terreur du vieil homme que la roche recouvrait… Il vécu la douleur du Titan comme s’il en était la victime. La mort le prenait. Elle l’entraînait, le secouait. Il sentit ses doigts froid sur son épaules…
-« Andréas ! Andréas ! Réveille toi, bon sang ! »
Andréas ouvrit les yeux. Un instant, il vit Alastar et crut avoir rêvé de tout cela mais il aperçut les barreaux et la pierre froide qui l’entourait.
-« Cela fait deux jours que tu dors. Et tu commençais à suer et à t’agiter, alors on t’a réveillé. Expliqua Alastar en se désignant avec Kouran, qui était à ses côtés.
- Grein ! Le Vieux ! Où est-il ? » s’exclama le Capitaine.
Alastar secoua la tête de gauche à droite.
-« Il faut prévoir le pire… Ils l’auraient mis avec nous s’ils l’avaient capturé.
- Sauf s’ils redoutent sa magie. Objecta Andréas, une lueur de fol espoir dans les yeux.
- Ils ont de quoi nous empêcher de pratiquer la magie. Affirma Alastar en montrant le bracelet orné de pierre bleu. D’abord, ça endort celui qui le porte, et après, ca lui coupe tout accès à sa magie.
- Alors vous avez abandonner tout espoir, tout les deux ?
- Oui… répondit Alastar en baissant les yeux. Je suis désolé. »
Il savait combien Andréas, malgré ses moqueries et ses sarcasmes aimait Grein. Le jeune capitaine s’écarta et alla s’asseoir face au mur, les larmes aux yeux. Alastar l’observa. A première vu, il ne réagissait pas comme Kouran. Il laissait sa tristesse remonter mais ne la montrait pas aux autres. Kouran, lui, n’éprouvait que rage et détermination. Alastar en profita pour l’observer : cheveux sombres longs cachant les oreilles, yeux ni noirs ni bleus, gris foncé, une grande taille et de larges épaules. Son visage ne laissait apparaître aucune émotion. Mais pas comme le visage des autres Titans. Il n’était même pas chaleureux. On aurait cru qu’il ne montrait nul tristesse parce qu’il n’était pas triste. Comme s’il ne s’intéressait pas à la douleur de son compagnon ou à la mort de son aîné. Mais peut-être Alastar se trompait-il, après tout. Cela lui était aussi arrivé.

Au bout de deux heures, on entendit des bruits en dehors de la prison. Alastar se tourna vers la porte, et regarda les deux silhouettes bossues encapuchonnées entrées dans la pièce. En quelque claquement de langue, elles s’échangèrent de mots et l’une d’elles s’approcha d’Alastar. Elle vint le flairer mais il ne bougea pas. Il pu voir son bec boutonneux couvert de pustules et sa bouche aux lèvres bleues protubérantes. Brusquement, d’un signe du doigt, le Kiv’Kyak lui ordonna de le suivre. Sans mots dire, Alastar lui emboîta le pas en jetant un coup d’œil rapide à ces compagnons.

Le Sorcier l’emmena dans une coquette pièce munie d’un bureau, de trois fauteuils, d’une commode sur laquelle il y avait un plateau avec des galettes et du vin, de deux étagèrent et trois fenêtres. Le Kiv’Kyak prit de galettes et la carafe de vin et s’assit en face d’Alastar. Il mangea lentement, tantôt en regardant Alastar droit dans les yeux pendant de longues minutes, tantôt en l’ignorant comme s’il n’existait pas. Quand il eu presque fini, il dit :
-« Tu as faim, peut être ? »
Il parlait avec une voix aigre et un léger accent. Comme Alastar ne répondait pas, il fit :
-« Oui, bien sûr… Garde ! Apportez au Général sa nourriture ! »
Alastar ne bougea pas mais entendit la porte s’ouvrir, dans son dos. Un Démon, un plateau dans les bras passa à sa gauche, et présenta le contenu du plateau au Titan. Celui ci eu un haut le cœur mais ne cilla pas en voyant la tête d’un Titan sur une assiette d’argent, avec des fines herbes dans les cheveux et des brocolis dans les oreilles. Il resta impassible malgré l’odeur et détourna le regard pour fixer de nouveau le Nécromant.
D’un signe de la main, le sourire aux lèvres, le Kiv’Kyak fit signe au Démon de repartir avec le plateau. Quand il eu disparu, il demanda :
-« Quel effet ça fait ? Hein ? D’échouer, de perdre lamentablement et de tomber aux mains de ses plus cruels ennemis ? »
Silence.
-« Oh, tu peux te taire, oui… « Je ne dirais rien, je ne dirais rien ! Je ne trahirais pas ma race ! » » Fit-il en prenant la voix d’une fillette.
-« Que crois-tu ? Tu penses qu’il me reste des choses à découvrir sur vous, Titans ? Tu crois m’avoir caché quelque chose, peut-être ? Mais je sais, mon petit Alastar. Je sais tout. De A à Z. J’ai été surpris par votre magie, certes, mais je connais vos plans. Tu penses que nous ne nous doutions pas que tu tenterais d’envoyer des civiles chez les Dragonniers, via le port de Vasinatras ? »
Cette fois, Alastar blêmit.
-« Héhé ! Et oui ! » lança le mage en sortant une carte d’un tiroir. Il l’étendit sur le bureau. C’était une carte des quatre royaumes des Titans, des Dragonniers, des Elfes Noirs et des Démons. « Regarde ! »
Il pointa du doigt la mer, au nord de Vasinatras. Là, étaient dessinés de petits bateaux noirs. On pouvait lire « Flotte de Xal’ur, 350 vaisseaux »
-« Non ! rugit le Titan, perdant son sang froid.
- Si, si. L’Amiral Kakachi, va être bien accueilli, tu verras. Lança le Kiv’Kyak. Xal’ur est un Elfe efficace. L’un des rares. Ce sera rapide. Mais regarde. Ce n’est pas tout. Nous pensions bien que tu trouverais le moyen de t’échapper de Vasinatras. Même si nous n’avions pas prévu que tu viendrais jusqu’à nous… Cela nous a coûté… Cependant, tu n’es pas venu avec toute ton armée, si ? Je ne crois pas. Tu en as envoyé plus des trois quart poursuivre votre route vers le nord, pour trouver la sûreté des forêt des Dragonniers, n’est-ce pas ? Oui. Et bien regarde encore. »
Cette fois, il désignait un point au nord de Vasinatras, au sud de la frontière avec les Dragonniers. On y voyait des pointillés avec écrits : « Voltk’ytr 560 000 soldats. »
Alastar enrageait il hurla pour le plus grand bonheur de son ennemi qui dit :
-« Tu es tellement prévisible, Alastar. Tellement… Normal. Le Capitaine Clem, je crois, va devoir faire preuve de beaucoup de talent pour gagner cette bataille. Beaucoup plus de talent qu’il n’en a, tu le sais. »
Alastar ne dit rien. Il réfléchissait et n’écoutait plus le Kiv’Kyak. Puisqu’il ne restait personne des gardes personnelles et que les deux regroupements de Titans, à savoir, sur mer, la flotte de Kakachi et sur terre, les troupes de Clem, allaient être annihilés, ils devenaient, avec Kouran et Andréas, les…
-« Derniers Titans… Vivants. Oui. Mais pas pour très longtemps. Ne t’inquiète pas, tu vas rejoindre tes compagnons… Un jour. Après tout, toi et moi, nous avons presque l’éternité, n’est-ce pas ? »
En effet, les Titans ne subissaient pas l’emprise du temps sur eux et jamais l’un d’eux n’était mort d’avoir trop vécu. La maladie ou le fer fauchait leurs âmes, mais pas la vieillesse. Du moins n’étaient-ils jamais allés jusque là. Le même symptôme s’observait chez les Kiv’Kyak.
-« Nous allons te laisser vivre en cage, loin de tes deux amis pendant un siècle ou deux, voire trois, puis, nous t’enverrons les rejoindre en Enfer quand nous le jugerons nécessaire ! L’idée te plaît ? Non ? Oui, je suis assez fier de moi… »
Alors qu’Alastar s’apprêtait à l’étrangler ou à succomber à la tristesse, un messager Elfe Noir entra dans la pièce.
Il souffla deux mots au Nécromant et celui ci répondit. Puis, il se leva et regarda Alastar :
-« Une importante affaire m’appelle. Tu ne m’en voudras pas, j’espère ? Bon. Tu es sûr que tu n’as vraiment pas faim ? » dit-il en montrant l’assiette d’argent.
Là dessus, il se remit en marche et sortit en ricanant. Deux Démons vinrent encadrer un Alastar complètement démonté et le poussèrent sans ménagement vers sa prison.
Là, quand ils eurent fermé la porte, il s’affala sur le sol et pleura de tout son cœur sur la pierre froide, à côté de Kouran et d’Andréas.
Ces derniers lui frottèrent le dos en disant :
-« Voyons, quoi que tu es pu dire, c’est normal, Alastar. La torture ! On nous forme pour y résister mais les enseignants n’y connaissent rien ! Ils ne connaissent pas la torture ! Tout homme avoue tout sous la torture… »
Alastar se retourna et le fixa :
-« Tu ne comprends rien. Je n’ai rien dit. Ils savaient déjà tout. Tout ! Kakachi, les civiles, Clem, la fuite vers le nord, TOUT ! Il a mis des embuscades partout ! Sur la mer se trouve un immense barrage et la route vers le nord, chez les Dragonniers est un gigantesque piège à souris ! 500 000 Démons ! Clem tombe sur 500 000 Démons contre 100 000 ! Et Kakachi oppose sa flotte médiocre de transport à 350 vaisseaux de guerre ! C’est fini ! J’ai échoué ! »
Et il replongea dans ses bras, laissant Andréas et Kouran sous le choc.

...


Dernière édition par Alastar le Mer 16 Sep - 0:47, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: [RP] Le Chemin d'Alastar   [RP] Le Chemin d'Alastar Icon_minitimeSam 3 Mai - 21:15

...

Un jour passa, puis une semaine. On passait de la nourriture par la porte une fois par jour mais Alastar ne voulait y toucher. Alors, Andréas lui mettait la cuillère dans la bouche et le forçait. Andréas se remettait. Comme s’il n’y croyait pas. L’état d’Alastar, au contraire se détériorait de jour en jour.
Quant à Kouran, il aurait inquiété grandement le général s’il s’en préoccupait. Il enrageait et devenait fou de colère de manières de plus en plus fréquentes.
Après douze jours d’enfermement, les Kiv’Kyaks revinrent. Encore une fois, l’un d’eux –le même que la première fois- se dirigea vers Alastar. Alors, Kouran donna un violent coup de poing au second et sauta sur le premier, la main brûlante. Il lui empoigna le cou et murmura en articulant :
-« Je ne suis pas tout à fait disposé à ce que tu tortures mon ami une nouvelle fois. »
Le Kiv’Kyak n’eut pas le reflex d’utiliser sa magie. La main de Kouran chauffait incroyablement et son cou semblait fondre sous elle. D’un coup sec, Kouran lui brisa la trachée. Alors qu’il revenait à la charge, une sphère violette dans les mains, Andréas donna un féroce coup de coude dans les côtes du second Kiv’Kyak. Kouran fit faire un tour complet à sa tête et le Sorcier s’écrasa sur le sol. Les bras de Kouran commençais à brûler Andréas, malgré leur distance et les bracelets magiques à ses poignets sautèrent sous l’effet de la chaleur. Alastar le regarda surpris puis, désigna ses propres poignets.
-« Cela risque de faire chaud… » l’avertit Kouran
Alastar hocha la tête et Kouran appliqua ses paume sur les bracelets. Ils s’ouvrirent subitement, dans de petites étincelle vertes.
-« Merci… murmura Alastar. Pour tout. Je n’aurais pas résisté à un nouvel assaut.
-« De rien. Sortons d’ici, à présent. »
Etrangement, il n’y avait pas de garde dans le couloir pour garder leur porte. Il partirent vers la gauche et se retrouvèrent dans un autre couloir avec un escalier en colimaçon à droite et une porte à gauche. Andréas regarda par le trou de la serrure et annonça :
-« Il y a l’air d’avoir des armes, ici. Mais il y a des gens aussi, j’entend des voix. »
Kouran s’approcha et colla son oreille sur le bois. Il hocha la tête et ouvrit brusquement la porte. Il y avait trois Démons dans la pièce et il se jeta sur l’un d’eux. Andréas le suivit et prit un poignard au passage pour le planter dans la gorge de son adversaire. Le troisième Démon, lui, eut le temps de voler au secours de son camarade. Il sortit son épée qu’il s’apprêta à baisser lorsqu’Alastar apparut dans son dos et lui brisa la nuque. Kouran acheva d’étrangler son ennemi et ils inspectèrent la salle. Alastar ouvrit un placard et découvrit bientôt ses propres armes et armures.
-« C’est idiot d’avoir rangé tout ca au même étage que nous. Fit-il remarquer.
- Ils ne devaient pas penser qu’on s’échapperaient de notre prison! Proposa Andréas.
- Ils n’auraient déjà pas dû penser qu’on s’échapperait de Vasinatras ! répliqua Alastar ironiquement.
- Ils ont sûrement demandé à des Démons de ranger cela sous bonne garde. Et l’intelligence n’a jamais été le point fort des Démons. »
Alastar regarda Kouran. Cette hypothèse lui plaisait. Oui, c’était sûrement cela.
-« Eh bien, servons nous ! » Fit-il.
Ils sortirent de la pièce et coururent dans l’escalier en colimaçon, qui descendait. Il ne se firent remarquer qu’en arrivant au rez-de-chaussée, où leur bruit les démasquèrent.
Un Elfe sortit voir ce qui troublait ainsi le silence et, en quelques instants, se fut la pagaille : Andréas se retrouva en proie avec quatre Démons, Alastar se téléportait d’ennemis en ennemis et Kouran brûlait tout le bâtiment.
Rapidement, les Titans trouvèrent le chemin de la sortie et bientôt, ils se battaient dans la coure, près des écuries.
Alastar disparut pour réapparaître sur un cheval, dans la chaumière et il sortit, en explosant la porte par une ruade de sa monture. Andréas entra à son tour et ressortit, avec un cheval pour Kouran aussi. Ce dernier monta en selle, tout en distribuant des coups à ses adversaires. Alors, Alastar piqua des deux et partit, à bride abattue, suivit de ses deux Capitaines. Ils passèrent sur un pont-levis en constatant qu’ils étaient enfermés dans un château fort.
Ils parcoururent une cinquantaine de mètres avant d’entendre des cris derrière eux. Alastar se retourna et vit des archers Elfes prendre place sur les remparts.
-« Attention ! » cria-t-il à ses camarades.
Une volée de flèche fonça vers eux et Kouran eut juste le temps de comprendre ce que disait son général pour se baisser et éviter un trait meurtrier. Mais Andréas n’eut pas cette chance. Il regarda dans son dos pour voir ce dont parlait Alastar et n’a le temps d’esquiver la pointe d’acier qui lui fonce dessus. Elle le touche dans le dos et il pousse un hurlement et tombe de son cheval. Après plusieurs tonneaux, il s’arrête sur le ventre, la flèche brisée dans la colonne vertébrale.
Alastar arrêta sa monture et fit volte face en entendant le cri de son ami. Quand il le vit dans cet état, Alastar cria à son tour. Immédiatement, les sanglots lui coupèrent le souffle et la parole. Il voulut aller vers le Capitaine mais étrangement, son cheval continuait vers l’avant. Alastar regarda ce qui lui arrivait et vit Kouran qui tenait les rênes du destrier. Il ne fit rien mais entendit le Capitaine dire :
-« Il est trop près, nous ne pouvons nous arrêter pour le récupérer. Il est trop près, vient. Vient. »
Alastar observa Andréas, sur le ventre, bougeant à peine qui s’éloignait de lui. Il cria de nouveau et reprit le commandement de sa monture. Il laissa sa tête secouée de larme reposer sur l’encolure de la bête et partit au galop. Il s’arrêtèrent rapidement, dès qu’ils furent surs que les flèches ne les atteindraient pas. De leur position, Andréas était toujours visible, cent mètres plus loin. Alastar s’agenouilla, pleurant.
-« Il faut le reprendre, ils vont le…
-« Nous ne pouvons pas. Sinon, tu mourras aussi.
-« Cela vaudrait mieux… dit le général en regardant son dernier compagnon.
-« Non. » répondit-il simplement.
Mais Alastar dit :
-« Je vais le récupérer. J’ai une idée. »
Et avant que Kouran n’est pu le retenir, il disparut. Il arriva près d’Andréas et se dématerialisa de nouveau pour apparaître près de Kouran. Puis, il posa son ami blessé et s’agenouilla. C’était fatiguant d’utiliser sa magie deux fois de suites aussi rapprochées.
Il retourna Andréas pour admirer son visage jeune et lisse. Dans un dernier geste, Andréas rouvrit les yeux. Il vit Alastar et sourit. Il murmura :
-« Ce fut un honneur. »
Puis il poussa son dernier souffle en laissant sa tête tomber sur le côté. Alastar répondit calmement au mort :
-« Non. L’honneur fut pour moi. »

Ils creusèrent une tombe plus loin, lorsque la nuit fut arrivée et l’enterrèrent sous un chêne. La pleine lune éclairait le tombeau et Alastar prit ses repères pour pouvoir un jour retrouver un jour sa place. Le général mit un genoux à terre et pria un instant à côté de son ami. Puis, il sécha ses larmes et se tourna vers Kouran et dit :
-« Je ne désir pas rester ici. Nous devons avancer rapidement.
- Et où allons nous, Général ?
- Général de quoi ? lança Alastar. Appelle moi par mon nom, à présent, mon ami. Nous partons vers l’Ouest. Le Sud-Ouest.
- Mais il n’y a que les Démons, là-bas !
- Et alors ? »
Kouran savait que cela ne servait à rien de répliquer et ravala ses mots. Il prit son cheval et sauta dessus. Puis, accompagné d’Alastar, il chevaucha vers le Sud-Ouest.


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MessageSujet: Re: [RP] Le Chemin d'Alastar   [RP] Le Chemin d'Alastar Icon_minitimeSam 3 Mai - 21:15

Le Chemin d’Alastar, Chapitre XI

Ils chevauchèrent pendant une semaine, passant fort heureusement inaperçu des patrouilles qui sillonnaient les routes à leur recherche. Peu à peu, les constructions Démoniaques s’effacèrent et le paysage changea.
Ils foulèrent de nouveau l’herbe verte de leurs pieds et le parfums des fleurs se fit sentir. L’eau redevint bleue et les arbres verts.

Un matin, quelques heures après l’aube, où ils avaient pris la route, Alastar et Kouran furent spectateurs d’un spectacle bien étrange.
Alors qu’ils marchaient dans l’herbe haute, tenant leurs chevaux pas la bride pour les reposer, ils virent une silhouette noire à une petite centaine de mètre devant eux.
Leurs yeux de Titans les informèrent immédiatement qu’il s’agissait bel et bien d’un Elfe Noir et remarquèrent brusquement une chaumière, gardée par une même créature. Kouran dont les sens magiques semblaient plus aiguisés que ceux de son compagnon détecta un mage à l’intérieur de ces murs.
-« Pas un Kiv’Kyak. Affirma-t-il en voyant le regard haineux plein de vengeance que son ami jetait à la maison.
-« Comment le sais-tu ? »
Kouran haussa les épaules :
-« C’est différent. Comme un peu moins noir… Surtout moins malin. Ce doit être un Sorcier Démon. Juste assez puissant pour envoyer un message télépathique à ses supérieur.
-« Si par exemple une armée se pointait à l’horizon ? questionna Alastar.
- Exactement. »
Ce n’était pas pour eux, puisque les sentinelles regardaient vers le sud-ouest. Donc, il s’agissait très certainement de la frontière du pays. Or, si des sentinelles étaient placé ici, c’est qu’il y avait quelque chose à surveiller, là-bas. Un autre peuple ! Un autre ennemi des Elfes Noirs ! Alastar était surexcité pour la première fois depuis la mort d’Andréas, il se mit à espérer. Peut-être, pourrait-il se venger si ce peuple partait un jour en guerre contre les Démons ! Alors qu’ils cherchaient à contourner les gardes, Alastar s’arrêta et posa une main sur l’épaule de Kouran. C’était bien inutile ; lui aussi avait sentit. Une autre présence était soudainement apparue dans les environs. Cette fois, Alastar le sentait clairement, il s’agissait d’une conscience bien plus équilibré. La magie coulait à flot dans l’esprit du nouveau venu, comme le sang dans le corps d’un Titan. L’intelligence brillait, à côté de celle du Démon et la logique surpassait le tout le reste.
Alastar regarda son compagnon. D’un accord tacite, ils s’allongèrent et rampèrent vers l’Elfe Noir, près duquel la créature étrangère était apparue, laissant leurs montures derrière eux.
Pourtant, si ils sentaient sa présence, ils ne la voyaient pas, la créature. Ils se redressèrent un peu lorsqu’il se trouvèrent assez près et observèrent.
Soudain, sortant de l’ombre du tronc d’arbre, une forme noire surgit et poignarda le garde dans le dos. L’Elfe étouffa un cri et s’effondra. Alors, la créature se volatilisa. Intentionnellement, Alastar porta son regard sur la sentinelle de la chaumière et, en effet, la silhouette réapparut là, émergeant de la propre ombre du pauvre soldat. Il eu droit au même sort que son collègue. Alors, le mystérieux magicien disparut et Alastar devina qu’il entrait dans la chaumière.
Au bout de quelques secondes, Kouran dit :
-« Il a eu le mage, je ne le sens plus ! »
Et en effet, des bruits de combat retentirent à l’intérieur du bâtiment.
-« A-t-il eu le temps d’envoyer un message ?
- Non. »
C’était la raison du grabuge. Il y avait sans doute plusieurs Elfes là-bas et le guerrier avait décidé de frapper le Sorcier en premier de façon à ce qu’il ne puisse pas avertir ses supérieurs. A présent, il s’occupait proprement des soldats.
Bientôt, la porte s’ouvrit et l’inconnu sortit sur le palier, en lavant son couteau ensanglanté.
Alastar et Kouran se couchèrent immédiatement de crainte d’être repérés bien qu’ils se sachent entièrement camouflés par les herbes.
Pourtant, la créature se redressa. Elle fixa Alastar dans le blanc de ses yeux, puis en fit de même pour Kouran. Alors, les Titans prirent peur. Ils se levèrent et sortirent leurs armes.
Pas impressionné le moins du monde par les Titans en armure rouge et noire, le magicien se dématerialisa de nouveau après avoir regardé Kouran.
Brusquement, Alastar comprit que son ami allait être la cible d’une attaque et il s’écria :
-« Ton ombre ! Kouran, attention à ton ombre ! »
Alors, Kouran n’eut qu’un reflex : il ferma les yeux et crispa son visage. Son corps tout entier s’enflamma et son ombre disparut aussitôt, puisqu’il était lui-même devenu source de lumière.
Prenant conscience du présent danger qu’il courait, Alastar n’eut pas le temps de se tourner face à sa propre ombre de façon à recevoir son adversaire par devant que déjà, des doigts lui agrippaient le menton et une lame lui frôlait le cou.
-« Héhé ! Bravo l’ami ! Tu as sauvé ton compagnon ! Qu’importe ! Tu seras le premier servi !
- Je ne suis pas tout à fait de ton avis ! » répliqua Alastar.
Et il se disparut. Il se téléporta juste derrière son ennemi et lui fourra l’épée sous le menton.
-« Je te laisse la vie si tu répond à mes questions ! proposa le Titan.
- Ce ne sera pas la peine… » répondit l’autre.
Et il se volatilisa à son tour, laissant Alastar aux proies avec un tissus d’ombre.
-« Assez ! » lança Kouran.
Il se tourna vers la créature qui avait à nouveau resurgit de l’ombre de l’arbre et lui lança une boule de son feu bleu. La créature, prise par surprise se la prit de plein fouet et tomba sur le sol, immobile.
Alastar courut avec son ami vers le cratère et trouva la créature. Peu à peu, elle disparaissait, comme lorsqu’Alastar la tenait par derrière et qu’elle s’était téléportée, un instant plus tôt.
-« Mais qu’est ce que c’est ? » demanda Kouran.
Une ombre tomba de l’arbre, derrière eux et une voix vive leur répondit :
-« Une ombre, bien sûr !
- Vous ! s’exclama Alastar, en reconnaissant le même mystérieux magicien qu’il pensait avoir tué.
- Et oui ! Après que vous ayez apparu dans mon dos, j’ai disparu dans cet arbre et ai envoyé mon ombre se battre à ma place. Comme un double, si vous voulez. Seulement, votre ami l’a surprise et… Enfin, je suis impressionné. Personne jusqu’à ce jour, parmi mes ennemis, n’a réussi à me tenir en respect et à abattre mon ombre !
- Et de mon côté, je n’ai eu autant de mal à venir à bout de l’ombre de quelqu’un ! plaisanta Alastar. Non, vraiment, je n’ai jamais autant douté de l’issus d’un combat auquel je prenais part ! Et nous sommes deux, qui plus est !
- Avec mon ombre, je suis deux aussi, si vous voyez ce que je veux dire… Si vous me laissez me présenter, je serais ravi de vous apprendre mon nom. Je suis Dae’Quessir, au service de Sa Majesté Karadoc, roi de la Table Ronde. Et qui êtes-vous pour vous aventurer aussi loin en ces terres innommables ?
Dae désigna le Royaume des Démons, derrière eux, dégoutté.
-« Je suis Alastar et voici mon ami, Kouran. Nous sommes les derniers représentants de la race des Titans. »
Si Dae’Quessir parut étonné du qualificatif que se donnait Alastar, il n’en dit rien. Il demanda :
-« Et, messires, auriez-vous besoin d’un endroit où dormir, ce soir ?
- Vous tentez de nous tuer, et vous nous proposez maintenant l’hospitalité ? s’étonna Kouran
- Vous aviez l’air riche et… Enfin, il est de ma profession de débourser les riches chevaliers, vous savez. Mais toujours est-il que mon roi habite dans un château à deux jours d’ici et qu’il en a fait construire un à quelques heures de notre position. Il sera ravi de faire la connaissance de preux guerriers comme vous.
- Vous êtes donc un Mercenaire ? demanda Alastar en faisant allusion à une race de guerriers qui vendaient régulièrement leurs service aux Titans et aux Dragonniers.
- Oh non ! Je suis assassin. Au service de la Table Ronde. Je tue dans l’ombre pour aider mon roi à faire avancer ses troupes. Cet avant-poste permettait à l’ennemi de détecter beaucoup de nos mouvements et de prévenir presque chacune de nos attaques. A présent, les généraux de Camelot vont pouvoir travailler correctement !
- Vous êtes donc bien en guerre contre les Elfes Noirs? questionna Alastar.
- Oui, depuis un moi. Nos relations n’étaient pas très amicales et… ca a éclaté.
Alors, Dae abaissa son capuchon et Alastar mit immédiatement la main sur la garde de son épée, en même temps que Kouran. Surprit, l’assassin sortit ses dagues et regarda les Titans, méfiant.
Chacun des deux le dévisageaient ouvertement et baissaient peu à peu leurs armes. Alors, Dae comprit :
-« Oh, vous n’avez jamais vu d’Elfe, n’est-ce pas ? Autres que nos cousins du Chaos, je veux dire. Et bien voilà, je suis Elfe. Une race cousine de celle contre laquelle nous sommes en guerre.
- Voilà pourquoi on les appelles « Noirs ». « Elfes Noirs »… murmura Alastar. Ils se nomment eux-mêmes ainsi pour se différencier de vous… » devina le Titan.
Dae’Quessir hocha la tête. En son for intérieur, il voulut faire remarquer qu’ils étaient bien peu pour avoir traversé le Royaume des Elfes mais sa discrétion d’Elfe lui commanda de ne pas questionner ses nouveaux hôtes.
Alors, il les invita à le suivre, récupéra son cheval, cacher derrière un monticule rocheux et partit en direction du sud, suivit de Kouran et d’Alastar.
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MessageSujet: Re: [RP] Le Chemin d'Alastar   [RP] Le Chemin d'Alastar Icon_minitimeSam 3 Mai - 21:16

Camelot assiégée, Chapitre XII


Ils chevauchèrent toute la soirée, jusqu’à une heure avancée de la nuit. Alastar fut soulagé de voir que Dae ne semblait pas avoir de problèmes pour voir dans le noir.
Mais vers trois heures du matin, du haut d’une colline, Alastar et Kouran purent voir la splendeur d’un château couvert de torches aux abords d’un fleuve.
-« Voici le Crack de la Table Ronde ! La forteresse du Prince Pacman. Il l’a faite construire pour que l’on puisse se reposer loin de la Capitale, mais tout en pouvant surveiller la frontière et servir à quelque chose.
- Impressionnant. » dit Alastar.
La forteresse était petite comparée à Vasinatras mais elle était mille fois plus facile à défendre. Dressée sur un mont artificiel, elle possédait plusieurs étages protégés par des muraille et des portes pour chaque muraille. Au sommet, un tour carrée magnifique où l’on pouvait voir flotter une trentaine d’étendards sous deux distincts.
-« Combien de propriétaires à ce château ? demanda Kouran avec curiosité.
- Un seul : Pacman. Mais ce dernier montre les couleurs de son ordre, de sa nation, de son roi : celui des Chevaliers de la Table Ronde. En-dessous, le deuxième que vous voyez, c’est le sien. Et puis après, tout autour de ces deux là, la foule de petits drapeaux, ce sont les couleurs des membres de l’ordre qui occupent actuellement le châteaux. En effet, pour nous faire honneur, le Prince Pacman nous autorise à hisser nos couleurs pour montrer que nous sommes là.
- Qui ça, « nous » ?
- Les Chevaliers de la Table Ronde.
- Il y a donc trente chevaliers de votre clan là dedans ?
- Oui. C’est peu, certains ont du partir plus tôt…
- « Peu » ? Vous avez combien d’hommes dans votre clan ? s’étonna Alastar.
- Nous sommes les Chevaliers de la Table Ronde. Il y a cent cinquante places à la Table. Nous sommes cent quarante-huit. répondit Dae avec un léger sourire. Plus nos gardes personnelles. »
Cent quarante-huit. Se dit le Titan. Cent quarante-huit contre un peuple entier ? Contre un Royaume ? Savent-ils pour les Kiv’Kyaks ? Ce doivent être de grands guerriers…

Ils atteignirent le Crack rapidement. Le pont-levis se baissa à leur arrivée et leurs chevaux au galop martelèrent de leurs sabots le bois du pont. Avec grands fracas, ils montèrent les trois étages de la forteresse sans s’arrêter et Dae passa sous la herse du donjon. Il y avait une coure juste devant la tour. C’est là qu’ils s’arrêtèrent. Devant une douzaine de chevaliers en armes, tenant leurs montures par les rennes.
-« Tu tombes bien Dae, nous allions partir sans toi.
- Où cela ? interrogea l’Elfe. Pas à la guerre, j’espère ? »
L’autre souris et annonça :
-« Ils nous ont tendu un piège. Camelot est assiégé. Le Chevalier Maxence est parti avec la moitié d’entre nous dès qu’il l’a appris. L’autre moitié devait t’attendre. Mais nous désespérions, vois-tu… Nous allions te laisser un mot dans ta chambre et filer. Heureusement, tu es là maintenant. »
Dae’Quessir jura lorsqu’il entendit que la capitale était attaquée.
-« En tout cas, j’ai éliminé l’avant poste. Ils ne seront pas que nous avons quitté la garnison avant un petit bout de temps. Allons-y.
-Oui. » Dit une voix derrière le premier chevalier à avoir parlé. Alastar vit une silhouette sur sa monture. « Vite, mon cheval s’impatiente.
- Bien. J’ai amené des hôtes. Je ne sais s’ils voudront nous suivre dans cette bataille…
- Nous vous suivrons. Nous avons une quête. Une vengeance à accomplir. Les Elfes sont autant nos ennemis que vous, croyez-moi. Coupa Alastar.
- D’ailleurs qui êtes-vous ? demanda le chevalier pressé.
- Je suis Alastar… Le Titan. Répondit ce dernier.
- Et moi Kouran. Le Vengeur. »
L’autre hocha la tête et demanda :
-« Vous tiendrez une galopade de un jour ? »
Alastar, renfrogné lança entre ses dents :
- Nous tiendrons une galopade d’un an. Qui es-tu, mortel, pour oser ainsi douter de nous ?
- Je suis. Lousain. Letou Lousain. »
Le premier chevalier coupa court à la conversation en disant :
-« Et bien bienvenu à vous, Sire Alastar et Sire Kouran. Je suis Messire Pacman, Seigneur de ce château.
- C’est un honneur. » Dit Kouran.
Au bout de quelques minutes, tous les chevaliers devant partir étaient prêt. Pacman laissait la garnison attachée à la forteresse veiller dessus et partit le premier, suivit de ses compagnons juste après.
Alastar pensa à son pays pendant qu’ils galopaient. Tout devait être ravagé à présent. Mais… Il n’arrivait pas à croire à l’annihilation des Titans. Il l’aurait senti. Il ne sentait rien. ‘Peut-être’, se dit-il ‘Est-ce la preuve qu’ils ont été détruit… Je ne sens rien…’ Il ne vit pas Kouran mettre son cheval à côté du sien. Celui ci dit :
-« Alastar… Je sais que c’est impossible de ne plus penser à ta race. Mais il faut passer à travers cette épreuve.
- Ma race ? demande Alastar. La notre ! As-tu déjà oublié, mon ami ?
- Au contraire, je n’ai rien oublier. Je me souviens de tout. De mes parents adoptifs, de mon entraînement. De mon arrivée dans les rangs, à quinze ans. De mon ami, Kerin, aux oreilles pointues. Je me souviens de mes promotions, de mes médailles. Mais ce dont je me souviens toujours sans jamais m’en souvenir complètement, c’est mes vrais parents, mon vrai pays. Ce pays, Alastar. Je me souviens cette cité, d’où nous venons. J’y suis né. Je me souviens de mes oreilles, Alastar, regarde ! »
Kouran fit passer ses cheveux derrière ses oreilles. C’étaient de petites oreilles rondes. Alastar regarda son ami dans le blanc de ses yeux. Il y vit encore une fois, la lueur de rage, de vengeance, de férocité qui ne l’avait pas quitté depuis la mort de Kerin.
-« Tu l’as su dès le premier jour. Lorsque tu m’as vu te rejoindre, tout de noir vêtu. Il n’est pas dans vos coutumes de faire transparaître les sentiments et ce noir faisait transparaître mon chagrin. Tu l’as su, ce jour là, lorsque tu m’as vu chargé les Démons, l’épée levée, le visage transfiguré par la rage. Tu le savais toujours lorsque tu m’as entendu hurler de rage et de désespoir… Tu l’as su quand j’ai cherché la vengeance. Alors, Alastar, ne cherche plus à faire semblant. Ne cherche plus en moi l’âme d’un Titan. Je suis ton ami, pas le souvenir de ton peuple. Tu es devenu, à la mort d’Andréas, le Dernier Titan. »
Alastar ne dit rien. Kouran avait raison. Il l’avait toujours su. Son compagnon laissa alors le Titan seul et prit de l’avance sur lui. Alastar regarda Letou. Lui aussi, avait des oreilles rondes. Son visage laissait comprendre sa haine envers ses ennemis.
Bientôt, un autre chevalier se mit à côté du Titan. C’était un homme mince, mais bien battit. Les cheveux roux, en piques. Un long sabre sur le côté.
-« Salut à vous, Chevalier. Je suis Whick, au service de la Table Ronde. Je veux vous souhaiter la bienvenu sur le champs de bataille.
- Merci, messire. »
Whick ne dit rien mais resta aux côtés d’Alastar. Il demanda enfin :
-« Quelque chose vous perturbe. Puis-je vous aider ?
- Si vous savez ressusciter tout un peuple, oui. Répondit Alastar.
- Ah… » fit le chevalier.
Mais il ne plaça plus mot pendant de longues minutes. Alastar brisa alors le silence :
-« Je viens de loin. D’un Royaume détruit où l’on apprenait à se battre et où l’on pensait tout savoir. Mais je n’ai jamais entendu parler de tout ceci. De tout ce pays. De toutes ces races. Les Elfes, les… Cet homme, Letou… Qui est-il ? Je veux dire… Qu’est-ce ? Quelle race…
- C’est un Humain. Comme moi. Comme l’adjoint du roi. Comme son forgeron. Les Humains sont sans doute l’espèce la plus disséminée sur tout le monde. Ils sont beaucoup plus nombreux que les Elfes et… Ils sont tous différents. Si on sait que les Elfes sont arrogants, les Humains, eux… Certains le sont, d’autres pas. Certains par contre vont être égoïstes, d’autres généreux. D’autres braves, d’autres lâches. Quelques uns veulent la gloire, d’autres se contentent de la fortune.
- Et vous, que recherchez vous ?
- Je suis Chevalier de la Table Ronde. Et comme tout mes congénères, je recherche la gloire. Je protège les faibles et les opprimés. Je suis le code de la chevalerie.
- Et le Seigneur Pacman, qui est-il ?
- Prince. Prince Pacman. Il n’est ni Humain, ni… autre chose. Je pense qu’il est mi Démon, malgré tout ce qu’il dit.
- Mi Démon ! Et vous l’acceptez parmi vous ?
- On ne choisit pas son père ou son sang ! Il a fait ses preuves comme les autres. Il a été accepté comme les autres. Ce n’est que justice. »
Alastar acquiesça et réfléchit à ce qu’il avait entendu durant le reste du voyage. Cependant, Whick ne le quitta pas pour autant. Il continua à chevaucher sur sa droite, en regardant devant, les pupilles reflétant l’éclat de la lune.

Le soleil s’était levé puis de nouveau couché sans que les Chevaliers ne s’arrêtent. Enfin, alors qu’il berçait les landes de ses derniers rayons, Alastar put voir le champ de bataille. Des armes de sièges monstrueuses, au premier plan, puis, des monceaux de cadavres. Et enfin, une forteresse grise gigantesque. Vasinatras semblait être un manoir à côté de cela. Les murs atteignaient la taille des montagnes et les tours touchaient les nuages.
Des centaines de milliers de soldats tiraient des flèches depuis chacune des meurtrières et touchaient leurs cibles à tout les coups.
Les chevaliers, guidés par Pacman hurlèrent avant de charger. Alastar se dégagea du groupe et bientôt, Kouran le rejoint sur la droite et Whick sur la gauche. Puis quelqu’un rejoignit Whick sur sa propre droite et une ligne de cavaliers se forma avec Pacman en son centre.
Les Elfes Noirs crièrent en voyant ces cavaliers couper les liens qui maintenaient les trébuchets debout mais un peu trop tard. L’infanterie se rendit compte de la percée des troupes de Pacman lorsqu’elle se retrouva elle-même attaquée et les chevaliers n’eurent aucun mal à passer leurs rangs. A présent, devant, avaient lieu un combat dégagé, où les soldats se battaient par groupes de deux, trois ou quatre maximum sans se gêner. Alastar vit un colosse aux couleurs de la Table Ronde abattre un adversaire avec une hache enflammée. Il vit ensuite une jeune femme, le marteau à la main, protégée dans une boule magique d’un bleu très clair, fracasser le crâne d’un Elfe Noir sans faire preuve de dégoût. Et plus loin, devant, il vit un homme en armure d’or, une couronne dorée sur la tête, engager le combat avec un Elfe aux cheveux verts, armé d’une double lame.


Dernière édition par Alastar le Mer 16 Sep - 0:54, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [RP] Le Chemin d'Alastar   [RP] Le Chemin d'Alastar Icon_minitimeSam 3 Mai - 21:17

Le Chemin d’Alastar, Chapitre XIII

Alors, Pacman cria si fort que la terre en trembla :
-« Pour le roi ! Longue vie à Karadoc ! Protégez la Table, mes frères ! Honorez votre serment ! »
Un rugissement fut la seule réponse qu’il reçut.
Aussitôt, Alastar bifurqua à droite, et trancha la tête d’un lancier Elfe. Immédiatement après, il se retrouva projeté à terre pour l’une des seules fois de sa vie. Son adversaire lui fit face comme s’il n’avait eu aucun mal à accomplir cet exploit. Alastar se releva, le visage impassible tout en se demandant le grade de son ennemi. Sans aucun doute devait-il être un général, ou le roi Elfe lui-même.
-« Prépare-toi, mortel, aucun Chevalier de la Table Ronde ne m’a vaincu jusqu’à présent… »
De toute évidence, il s’agissait d’un adversaire à sa mesure. Il avait des cheveux violets, une peau blanche pâle, des yeux noirs, une armure complexe sombre comme l’ombre de la nuit et un bâton aux extrémités d’acier pointues. Alastar se rua sur sa cible. Tout compte fait, elle n’avait rien d’elfique. Plutôt une sorte de Démons. La créature tenta une parade mais Alastar contra et attaqua de nouveau. Cette fois, son épée se planta profondément dans son corps. Trop profondément, d’après lui. Il la retira et remarqua l’absence de tâches de sangs sur la lame. De plus, son adversaire ne sembla pas du tout souffrir de la blessure. Il l’a replanta dans la cuisse de son ennemi, cette fois. Puis, il frappa les côtes, et enfin le bras. Partout, le même phénomène se produisait. Le Démon ne bronchait pas Alastar pouvait contempler son armure se refermer d’elle même sur le corps de son protégé.
Enfin, Alastar regarda sa victime, sidéré :
-« Tu n’aurais pas un problème de constitution ? Tu manques de consistance à mon goût… »
Alors, l’autre donna un violent coup de poing sur le casque du Titan, qui faillit le briser. Il sourit et s’écria :
-« Tu trouves que ça manque de consistances ? »
Alors, il éclata d’un rire féroce et commença une série de mouvement complexes avec son arme devant laquelle Alastar fut forcé de reculer. Pour le moment, il se contentait de parer. Il cherchait un point faible. Pourtant, à chaque fois qu’il touchait son adversaire, il le pénétrait sans lui faire de réels dommages. Alors, il sauta en arrière et rugit :
-« Mais qui diable es-tu ?
- Je suis La Liche, des Montagnes de Glace. répondit l’autre.
- Une Liche… Impressionnant… Mais ce n’est pas cela qui m’arrêtera ! »
Si les histoires sur les Liches étaient rares, c’était parce que peu étaient sortis assez indemes pour en parler. Mais ces histoires existaient. Et elles racontaient toutes la victoire de tel ou tel puissant Titan. Il n’échouerai pas. Il se remémora chacune de ces histoires. Et il trouva. Elles avaient en commun le fait que le héros gagnait grâce au feu. C’était cela la faiblesse des Liches : le feu.
Malheureusement, la seule trace de feu sur ce champs de bataille, c’était la hache qu’utilisait le gigantesque colosse, là-bas. Et il y semblait attaché.

Le Chevalier Maxence se releva de toute sa taille et empoigna sa hache à deux mains. Il fendit l’air avec, enflammant tout l’espace qui l’entourait. Cinq Elfes Noirs moururent.
-« 459 » pensa-t-il.
Il fit deux autres cadavres d’un revers de lame.
-« 461 »
Alors que les Elfes comprenaient qu’ils n’étaient pas de taille, il se tourna et regarda vers l’Est. Le Chevalier Elzor, lance à la main avait des ennuis. En duel, Elzor était pratiquement impossible à mater, mais à dix contre un, avec sa lance, il avait un problème de maniabilité. Maxence s’élança vers son compagnon. Chacun de ses pas résonnaient aux oreilles de l’ennemi. Enfin, d’un bond prodigieux, il se retrouva au milieu de la mêlée, aux côté de son frère d’armes. Alors, il frappa le sol de la paume de la main et provoqua une telle onde de choc que les dix Elfes Noirs en furent assommés.
Elzor le gratifia d’un signe de tête soulagé et entreprit d’achever les dix pauvres Elfes jetés à terre.

Derrière eux, près des murailles, le Seigneur Pacman défendait furieusement le pont-levis. Il avait décidé que nul ne le passerait et de toute évidence, il parviendrait à ses fins. Soixante cadavres l’entouraient, déjà. Bientôt, trois autres vinrent rejoindre le tas de chair.
-« Cessez de m’envoyer de la chair à canon, chien d’Elfe ! Je veux un vrai combattant ! » Hurla le Chevalier.
Rien ne montra que les Elfes l’écoutaient mais bientôt pourtant, un guerrier en armure d’Emeraude se présenta devant lui, sur son destrier. Sans échanger un mot, les deux colosses chargèrent l’un vers l’autre, au même moment. Rien qu’en prenant conscience de cela, Pacman savait qu’il avait affaire à un adversaire de choix.
« Maxence va en pâlir de jalousie » se dit-il, un sourire aux lèvres.
Cependant, il convint plus tard qu’il aurait mieux fait de se concentrer sur le combat car le choc effroyable des deux lances sur le bouclier de l’autre le désarçonna, laissant néanmoins son ennemis sur place.
-« Vous avez demandé un vrai guerrier, Humain. Doutiez-vous que nous n’en ayons ?
- En effet, j’en doutais ! »


L’autre chargea de nouveau l’homme à terre. Mais Pacman n’en était pas à son premier combat et il n’était pas Chevalier de la Table Ronde pour rien. Il sauta prodigieusement et assena un coup monstrueux sur l’Elfe Noir, qui s’effondra à bas de son destrier.
Pacman atterrit et observa son ennemis. Bien sûr, il aurait pu mettre fin à ses jours dès cet instant mais il lui proposa sa main, pour l’aider à se relever.
-« Seigneur, vous êtes un vrai chevalier. » dit l’Elfe en serrant la main tendu
Pacman hocha la tête et tira son adversaire en arrière. Puis, il le lâcha et recula de quelques pas.
L’homme faisait à peu près sa taille, ce qui relevait du surnaturel. Il avait des cheveux bleus qui coulait derrière son casque. Une armure argentée légèrement turquoise se liait parfaitement avec cette couleur. Il hocha la tête à son tour et d’un accord tacite, le combat reprit. L’Elfe du Chaos leva son arme et frappa, tandis que Pacman para et contre-attaqua. A cheval, l’adversaire était incroyablement fort. A pied, il l’était encore plus ! Il utilisait des bottes inconnues de Pacman, lui-même pourtant aguerri.

A une centaine de mètre de là, la Princesse Flipperblue combattait le flot continu d’Elfe qui tentait de prendre d’assaut la porte sud de la forteresse de la Table Ronde. Entourée dans une boule de magie bleu, la guerrière ne craignait nulle flèche ni lame et faisait des ravages. A ses côtés, le chevalier Louen combattait vaillament. Il tuait tous les pauvres ennemis que la princesse voulait bien lui laisser. Et derrière eux, le vieux Mr Freeze, dans sa robe de mage créait un chaos de feu et de glace sur le champs de bataille. Cependant, Flipperblue ne voyait pas l’ombre d’Elfe aux cheveux verts se dessinée devant elle… Louen le remarqua, lui. Il vit l’arbalète être armée, l’homme visée, le doigt tirer la gâchette. Alors, le temps pour lui s’arrêta. Etonné, il regarda sa princesse sur sa gauche. Puis son regard revint sur le carreau mortel. Il prit une grande inspiration et, fidèle à son poste, il sauta devant Flipperblue, interceptant la pointe magique qui était destinée à la femme. Dans un hurlement de douleur, il encaissa la flèche et frappa lourdement le sol de tout son corps. La princesse le regarda, bouche bée, s’étaler devant elle et cria à son tour. L’Elfe assassin, lui, ne fit que grogner. Il arma un deuxième carreau et tira. Flipperblue, trop choquée par la blessure déloyale de son compagnon, ne pensait pas à regarder son adversaire. Le carreau magique transperça sa protection argentée et l’atteint à l’épaule gauche.
La Princesse tomba sur le sol.
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MessageSujet: Re: [RP] Le Chemin d'Alastar   [RP] Le Chemin d'Alastar Icon_minitimeSam 3 Mai - 21:18

Le Chemin d’Alastar, Chapitre XIV

On fit entrer les corps de la Princesse Flipperblue et de son garde du corps si vite que peu de gens remarquèrent cette lourde perte pour la Table Ronde. Mais on ne pouvait rien cacher au Roi des Chevaliers de la Table Ronde. Karadoc, en armure d’or se tourna vers l’Elfe aux cheveux verts. Le Roi tira son épée dorée et enfonça ses éperons dans le flanc de sa monture. De son côté, l’Elfe armait un nouveau carreau. Il visa calmement et tira. La flèche fonça et transperça l’encolure du cheval. Dans un hennissement déchirant, la pure bête blanche s’écroula. Mais Karadoc était agile : il roula sur lui même et continua sa course vers son adversaire… Qui lâcha un nouveau trait. Mais celui ci, pourtant magique, ne fit que ricocher sur l’armure du Roi. L’Elfe ne put cacher sa stupeur face à un tel prodige. Le Roi grimpa sur un amas de cadavre qui s’étalait sur sa route et sauta au dessus de la tête de la majeur partie des guerriers du champs de bataille. Il atterrit, lame en avant, sur son ennemi. L’Elfe aux cheveux verts subit le coup de plein fouet et s’écrasa sur le sol, en arrière.
-« Idiot ! fit Karadoc. Mon armure et mon épée ont été forgé par Barifiant !
- Le semi-dieu… murmura l’Elfe. »
Mais ce dernier se releva de sa chute comme si rien ne lui était arrivé.
-« Je suis Tyrex, Roi des Elfes du Chaos !
- Quel nom pathétique… commenta Karadoc. »
Mais la réputation du Roi des Elfes Noirs était grande. On le craignait et mieux valait combattre à ses côtés que contre lui. Mais Karadoc ne se laissa pas abattre. Il leva son arme et frappa l’Elfe le premier. Ce dernier arrêta la lame d’or de son poignet. Puis, il donna un puissant coup de poing dans le ventre du Roi. Karadoc tomba à la renverse : Tyrex était digne de ce que l’on disait de lui ! L’homme se releva avec une pirouette et recula de quelques pas, pour reprendre son souffle. Tyrex, lui, se redressa fièrement et sortit deux sabres de part et d’autre de sa taille. Les lames brillaient comme la pleine lune à minuit. Elles inspiraient un malaise et une douleur rien que par leur vision. D’un bond prodigieux, le Roi des Elfes Noirs fondit sur Karadoc, qui se protégea de son bouclier. Nulle fissure ne fut faite à l’œuvre de Barifiant le forgeron mais chaque coup ébranlèrent l’Humain comme un bélier ébranle la porte d’une taverne. Enfin, Karadoc discerna une ouverture. Il frappa, vif comme l’éclair, et perça l’armure émeraude de l’Elfe. Pourtant, il ressentit un choc, comme s’il avait tapé dans du granit. Il ramena son épée près de lui, prêt à parer toute contre-attaque mais fut déconcentré par une découverte effroyable : sous son armure percée, Tyrex ne pouvait plus cacher sa peau. Et Ô dieux ! Elle était couverte d’écailles grosses comme un poing. Le coup porté par Karadoc n’avait en rien entamé la protection de son ennemi ! Tyrex profita de l’étonnement de l’homme. Il frappa deux coups sur les accroches de l’armure de l’humain, sur ses flancs. Les accroches, non magiques cédèrent. Il n’en restait à présent que deux pour maintenir le plastron d’or sur Karadoc. Ce dernier, surpris, recula d’un saut en arrière. Il jura tout bas contre le dieu qui avait soufflé sa faiblesse à Tyrex.
-« Si tu meurs, jeune Karadoc, lança l’Elfe, tes troupes seront en déroute et je gagnerais la guerre.
- Non, rectifia l’Humain, si je meurs, un autre prendra ma place et te tuera ! »
Sur ce, il bondit et assiégea son adversaire de coups savamment préparés. Il parvint à créer deux nouveaux trous dans l’armure de l’Elfe, tandis que celui-ci ne parvenait à lui porter de blessures. En effet, les accroches restantes de l’armure de Karadoc étaient cachées sous les aisselles de l’homme, et donc fermement protégées.
-« Et alors ? tu ne peux me blesser. Je vais rester ainsi et attendre que tu te fatigue ! Alors, je te retirerai ton casque et te trancherais la tête comme à un simple brigand !
- Je ne suis pas aveugle, Elfe ! Ne crois pas que je ne vois pas que peu à peu, ma lame perce un peu plus tes écailles de Démon ! »
Tyrex rugit et repoussa Karadoc d’un coup de garde. Sous le choc, l’homme recula et trébucha sur un cadavre. Dans sa chute, il leva un bras –le droit-, dévoilant une accroche. Tyrex, ambidextre, frappa de l’autre bras. Il trancha l’accroche avec un habilité terrifiante. L’armure de Karadoc était branlante. Son flanc droit n’était pratiquement plus protégé. De plus, il était par terre. Il roula sur le côté et ramassa un coutelas, tombé sur le sol. Il le lança sur Tyrex, de façon à le distraire et sauta sur ses pieds. Il fonça sur l’Elfe et frappa où les écailles semblaient les plus fragiles. Il perça alors l’armure naturelle de son adversaire et le sang jaillit.
Tyrex tituba. Il murmura :
-« Le premier sang est pour toi. Le dernier est le mien ! »
Et il souleva le bras gauche de Karadoc d’une main et frappa la dernière accroche de l’autre. L’armure du Roi de la Table Ronde tomba. Alors, Tyrex tira la l’arme de l’Humain, qui était restée plantée dans son torse et la retourna contre son propriétaire. La lame d’or s’enfonça comme dans du beurre. Karadoc cracha du sang et tomba sur le dos, son épée dans son ventre.

Alastar observa son adversaire. Il n’avait pas encore réussi à le blesser et avait subi plusieurs coups. Il saignait abondamment et souffrait plus que jamais. Il savait à présent qu’il était aux portes de la mort. Il lui sembla d’ailleurs en voir l’ombre, sur sa droite.
-« Pourquoi mourir bêtement, Titan ? La Table Ronde n’est même pas ton ordre ! Sers moi, plutôt. Je te promets la Vie !
- Tu me promets la fausse Mort, plutôt… Tu me proposes d’être un Mort vivant, comme toi !
- Quelle différence ? »
Alastar grogna et tenta pour la énième fois de frapper la Liche. Sa lame traversa le corps de son adversaire, comme un coup dans le vent. La Liche contre attaqua durement et Alastar tomba sur le dos. Le Mort vivant s’approcha et affirma :
-« Accepte ma proposition, ou périt. Choisis !
- Ma mort aura été digne et courte alors que la tienne aura été longue et douloureuse, Liche. La mort n’est pas un châtiment. C’est un délivrance qui nous arrache les chaînes qui nous retiennent aux malheurs de ce monde ! Tue moi, et je rejoindrais mon peuple, dans les Iles Bénies.
- Digne et courte ? Je vais te tuer lentement, mortel. Et dans ta souffrance, tu appelleras ta mère, ta femme, ta putain ! Il n’y aura rien de digne dans ton décès ! Je te le jure ! »
Et la Liche leva son bâton en prononçant une incantation. Alastar sentait les énergies mauvaises se dirigées vers le sorcier. Il sentit la Mort, elle-même, accordée son pouvoir à la Liche. Il sentit le flot d’âmes que le Mort vivant avait fauchées crié à l’aide. Soudain, il lui sembla qu’Andréas était à ses côtés. Oui, le Titan, son ami, était là et le regardait. Mieux encore, il l’aidait à se relever. Ainsi, grâce à la force mystérieuse de son ami, Alastar se redressa. La rage, la peur et l’espoir prirent le dessus sur lui et ses yeux se voilèrent. Le gris et le noir s’emparèrent de sa vision. Brusquement, ce fut le rouge qui lui vint. Et des lettres étranges, jaunes et oranges, surgirent du néant. Comme s’il les connaissait, le Titan les lut à voix haute et rauque. Au moment même où l’éclair d’ombre noire lancé par la Liche fonçait sur lui, un bouclier de feu rouge vif l’entoura, repoussant l’assaut du Mort vivant. La Liche, surprise et effrayée par les flammes, recula maladroitement et trébucha. Alastar prononça une nouvelle Parole, comme s’il l’avait toujours connue, et son arme s’enflamma.
« A présent, songea-t-il, j’ai le pouvoir de vaincre cette Liche ! »
Et il se dirigea vers son adversaire, menaçant. La Liche se releva agilement et sourit :
-« Voilà qui va être intéressant. Approche. »
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MessageSujet: Re: [RP] Le Chemin d'Alastar   [RP] Le Chemin d'Alastar Icon_minitimeSam 3 Mai - 21:18

Le Chemin d’Alastar, Chapitre XV

Alastar s’exécuta. Avec une agilité surprenante pour les coups qu’il avait reçu, il bondit sur son adversaire. Il frappa de côté et la Liche para avec son bâton. Un onde de glace jaillit du point de contact, repoussant les deux combattants. Le Mort-Vivant hurla un mot d’une autre langue et un éclair noir fondit sur Alastar. Celui-ci fut protégé par le bouclier de flammes qui l’entoura encore une fois. Il re-disparut aussitôt. Mais la Liche semblait posséder une grande capacité à manier les subtilités des Arcanes et elle utilisa sa magie encore et encore… Et à chaque fois, le bouclier de flamme resurgissait, défendant le Titan. Enfin, la Liche comprit que cela ne servirait plus à rien. Un corps à corps s’imposait. Alors, elle recula de quelques pas et posa sa deuxième main sur son bâton noir. De son extrémité, de la glace sortit, petit à petit, formant quelque chose qu’Alastar ne pouvait pas encore discerner. Mais bientôt, lorsque l’œuvre fut achevée, le guerrier comprit. Le bâton, guère à craindre contre l’épée du Titan, s’était transformé en une terrifiante faux ! Grâce à la glace, la Liche avait sculpté une lame plus tranchante que le meilleur acier –Alastar en était sûr !

A quelques cadavres de là, le roi des Elfes se dressait sur la dépouille de Karadoc Ier de la Table Ronde.
Le calme et la stupéfaction gagnaient les troupes alentours. Les murmures, puis les cris se firent entendre. On hurlait la mort du Seigneur, soit avec un chagrin immense soit avec grande joie. Les Elfes du Chaos semblaient avoir déjà gagné. Le moral des uns chutait au même gré que celui des autres montait. Les Chevaliers de la Table Ronde se regroupaient autours de leur Roi ou se retranchaient dans la forteresse. Aux portes de la citadelle, le Seigneur Pacman et le chevalier Whick arrêtaient leurs combats. Ils ne bougeaient plus, comme figés par la nouvelle qui se répandait. La hache brûlante de Sire Maxence s’était arrêtée de tournoyer pour la première fois de la journée. Elzor, sur son cheval alezan se tenait droit comme le pic de sa lance, ne sachant ni que faire, ni que dire. Lengolas l’archer Elfe et conseiller du Roi, cachait comme tant d’autre, ses larmes derrière son casque.
Les bruits s’étaient éteints et les cris ne retentissaient plus. Nul ne savait comment se déroulerait la suite des événements.
Enfin, Tyrex parut décider qu’il avait assez savouré sa victoire et lança à ses hommes :
-« Tuez-les tous. »
Mais l’ordre n’avait pas même atteint les oreilles des Elfes qu’un homme surgit de la masse en hurlant :
-« Défendez la forteresse ! Pour la Table ! Honorez la mémoire de votre Roi ! Reprenez vos combats, Chevalier de la Table Ronde ! Nul ne peut nous arrêter ! »
Le guerrier en armure argentée s’élança contre Tyrex, une épée à double lame dans la main. Deux sabres n’étaient pas de trop pour permettre à l’Elfe Noir de se défendre. Les coups que lui portait l’Humain rivalisaient avec ceux que donnait Karadoc et Tyrex fut surpris de s’apercevoir qu’il lui restait des adversaires. Enfin, l’homme lui porta un coup solide au poignet gauche qui le désarma et frappa de taille sur la lame qu’il portait en main droite. Le sabre ainsi touché vola en éclat. Totalement désarmé, Tyrex recula.
-« Tu es doué, mortel, pour quelqu’un de ta race… Plus que ton souverain, en tout cas. Provoqua l’Elfe.
- Nous autres, Humain, avons la subtilité de nommer à notre tête non pas le plus puissant, mais le plus sage et brave. Je suis le Prince Turinette, du Royaume de Turi et c’est Karadoc qui m’a tout appris de l’art de la guerre.
- Un Tur… On dit de ton peuple qu’il est agile et magique. Est-ce vrai ? demanda Tyrex
- Viens donc le vérifier. Invita Turinette»
L’Elfe hocha la tête et, prudemment, il ramassa son sabre en état, qu’il tenait en main gauche. Puis, il ramassa également le sabre brisé. A peine eut-il mit les doigts dessus que la lame se régénéra d’elle même. Il fit des moulinets avec ses deux armes, comme pour se redonner confiance et lança l’attaque suivante. Turinette était fort, mais il avait réussi à battre Tyrex sous l’effet de la rage, de la tristesse et de toute l’adrénaline qu’il avait accumulée durant la bataille.
-« J’aurais dû le tuer, songea-t-il. Puis il se reprit : Non, ce n’aurait pas été digne de ma part. »
A cet instant précis, comme s’il avait lu dans les pensées de l’humain, Tyrex lança :
-« Tu es un homme d’honneur, Turinette. Cela te mènera à ta perte ! »
La défense de Turinette faiblissait, car il repensait à son Roi, et surtout à son épouse, blessée par la flèche de l’homme qu’il combattait. Cela lui redonna du courage et il para un coup de telle façon qu’il put en porter un autre. Il dirigea son attaque vers l’endroit que Karadoc avait déjà percé.
-« Ohoh ! jeta Tyrex en esquivant le coup. L’honneur a ces limites, à ce que je vois. »
Turinette ne fit pas attention et frappa encore une fois. Cette fois, il atteint les écailles de l’Elfe à un autre endroit et perça une autre plaie dans la peau de son adversaire.
Ce dernier tituba mais se reprit vite et rugit, d’un rugissement qui n’avait rien de ce monde. Rien que par ce cri, il fit tomber Turinette en arrière, le forçant à rouler sur lui même pour éviter le coup qui lui était à présent porté. Turinette fit une pirouette et établit une certaine distance entre lui et l’Elfe. Sans le faire exprès, il avait atteint le lieu où gisait Karadoc. Tyrex bondit, ses deux épées au dessus de sa tête et les abattit sur Turinette. Le jeune chevalier vit sa mort venir.
Mais les Dieux semblaient voir les choses autrement puisqu’ils lui soufflèrent de prendre le bouclier d’or de Karadoc, à son côté gauche. Turinette dans un mouvement rapide se protégea derrière l’écu, comme s’il l’avait toujours eu à son bras. Les lames firent des étincelles sous le choc et Tyrex recula. Turinette fit une pirouette et se jeta dans un assaut incessant contre son adversaire si bien que Tyrex perdit son arme gauche une seconde fois et que Turinette put lui faire une nouvelle entaille.
L’Elfe rugit et arrêta l’arme du Chevalier de la Table Ronde par la seule force de sa main. Il l’attira vers lui et lui cracha au visage. Enfin, il frappa d’estoc avec sa lame tenue en main droite et Turinette cria de douleur, mais put retirer sa propre arme du corps de Tyrex.
Il porta la main à son flanc, blessé et l’observa, rouge de sang chaud.
- Quand j’en aurais finit avec toi, j’achèverai de prendre votre citadelle et je terminerai le boulot que j’ai commencé avec ta femme, misérable humain ! Tu ne comprends pas… Tu peux me blesser, me saigner, mais tu ne peux me battre. C’est impossible. Nul ne peut me battre.
- Il est temps de te faire perdre ta confiance. Ton heure est venu, Elfe. Tu mourras et tes répugnants servants fuiront ou te suivront dans l’abysse de la Mort. Je suis Turinette, Chevalier de la Table Ronde, Servant de Karadoc et Porteur de la Lumière Sacré sur ce Monde !
Et à cet instant précis une lumière jaune et chaude - merveilleusement chaude – entoura l’homme. Il y eu un bruit assourdissant que Tyrex connaissait mais qu’il ne pouvait pas discerner. La lumière se fit aveuglante et le bruit diminua, comme aspiré par le ciel. Quand il put y voir de nouveau, Tyrex remarqua que Turinette avait disparu. Il tourna sur lui même, comme s’il doutait de ses yeux.
- Misérable Humain… Où t’es tu évaporé ? lança l’Elfe
Evidement, il leva les yeux vers les nuages gris vers lesquels le mystérieux bruit s’était assourdi. Et, comme une lance perçant un bouclier, la lumière jaune du soleil de midi perça le ciel. D’abord, Tyrex dut plisser les yeux mais il s’habitua très rapidement. Surgissant dans la lumière, une petite ombre sortit des nuages. Elle grandit, et Tyrex vit qu’il s’agissait d’un homme, une épée de lumière à la main et bouclier au bras, deux ailes dans le dos et une armure d’argent réfléchissant la lumière brillant tout autour de lui. L’homme vola vers lui et lui assena un coup mortel – ou il aurait du l’être pour le commun des créatures - au visage. Tyrex fut littéralement jeter sur le dos, saignant au niveau du nez. Il put tout de même se retourner pour voir son nouvel adversaire.
Il fut horrifié. Nouvel ? Non ! Il s’agissait toujours du même Turinette, au doux visage arrogant, à la charmante forme détestable, à l’armure blanche comme l’argent des Nain et à la cape rouge comme le sang qui coulait de son flanc.
- Crois-tu au Jugement Dernier ? On t’envoie un Ange, de là-haut. Fit Turinette au ailes de cygnes.
- Ce bruit tout à l’heure… murmura Tyrex.
- Oui, c’était celui d’un vol de mille cygnes.
- Mais vois-tu, même quinze mille cygnes ne s’aurait venir à bout de mon pouvoir !
- J’ai les ailes de quinze mille cygnes. Mais j’ai la force de quinze mille hommes.
- Tu sauras surpris, alors, de connaître la mienne !
Et Tyrex se convulsa, se retourna, cria, hurla, rugit et se métamorphosa lentement. On eu dit que chaque détail changeant, la douleur se faisait un peu plus intense. Quand il s’apaisa, au bout d’une vingtaine de secondes, dont Turinette n’avait nullement profité, Tyrex n’avait vraiment plus rien d’Humain. Il avait un visage de reptile, des écailles de reptile, une peau verte comme celle des crocodiles, des yeux rouges comme le feu des Dragons, sous les écailles et des membres puissants comme ceux des dinosaures !
Il se releva et son armure craqua, trop étroite pour sa nouvelle forme. Il faisait près du triple de la taille de son adversaire mais cela ne sembla pas effrayer Turinette.
-Vois ! Tu aurais dû me tuer lorsque tu en avais la possiblité !
- J’ai trop d’honneur pour cela ! Et… je préférai te voir souffrir jusqu’au bout.
Et Turinette s’envola, se réfugiant dans les nuages. Tyrex ferma alors ses yeux énormes et se concentra profondément. Enfin, sur son dos, la peau se déforma et des ailes sortirent de part et d’autre des pics qui lui hérissaient la colonne vertébrale. C’étaient des ailes sans plumes, nues. Des ailes de Démons. Tyrex se baissa puis bondit en déployant ses ailes. Il prit de l’altitude, et en bas, ses troupes hurlèrent de courage. Mais Turinette surgit au dessus de lui et, son épée éblouissante levée, il frappa le Roi des Elfes du Chaos au cou. Puis, emporté par son élan, il frappa les ailes, dans le dos, puis la queue, plus piquante que le dos d’un porc-épic ! Il continua à virevolter autour de la créature qu’était devenu Tyrex, le frappant de toute par, blessant à chaque coup. Tyrex, ne pouvant observer les attaques à cause de la lumière qui sortait de l’arme, se protégea comme il put de ses bras.
- Maudit Ange ! hurla-t-il en tombant, mortellement blessé.
Quand Turinette atterrit près de lui, Tyrex avait repris son apparence d’Elfe Noir.
- C’est impossible… Nul ne peut me…
- Puisses-tu te repentir ou les Portes te seront closes à jamais. Et puisse ton âme trouvé la Paix à laquelle elle n’a su accéder ici.
Puis Turinette s’éleva à quelques mètres du sol.
- Elfes Noirs ! Tyrex votre Roi n’est plus ! La citadelle de la Table Ronde tiendra, sans sa magie pour l’abattre, vous le savez ! Fuyez ! Fuyez ou c’est la Mort qui vous attendra derrière ces portes !
Et il prit son envol vers les remparts. Partout sous lui, les siens hurlaient de joie et les Elfes du Chaos se regroupaient en bande de dix environs pour prendre la fuite ensemble.
- Chaque famille effectue sa retraite ensemble… Songea l’Ange.
Bientôt, il se posa délicatement sur les murs de la forteresse qu’il défendait depuis toujours. Il sonna dans le Cor du Donjon pour demander aux Chevaliers de la Table Ronde de revenir au château et de laisser les Elfes du Chaos à leur débandade.
Au bout d’un quart d’heure, Turinette était entouré par les mains, les cris de joies, les félicitations, de toute l’armés de la Table Ronde.
Pacman lança alors de sa grosse voix :
- Chevalier ! Vous avez bravement combattu ! Nous avons tué cinq Elfes pour chaque perte que nous avons subit ! Nous avons vaincu leur chef ! Festoyons pour cela ! Mais nous avons perdu un Roi, mes amis. Et Karadoc n’aurait jamais voulu que nous pleurions sa mort plutôt que de fêter notre victoire ! Cependant, nous devons nous concerter pour trouver un nouveau souverain pour notre Royaume. Le Grand Conseil va se réunir maintenant et nous élirons un digne suzerain.
Le silence se fit, rapidement comblé de murmures puis d’exclamations. Mais Turinette prit la parole :
- Si tout le monde est rentré, nous devrions fermer nos portes, pour ne pas être attaqué par surprise ce soir.
- Sire, fit un homme arrivant des remparts, il reste un homme dehors.
Les chevaliers s’étonnèrent car chacun savait que quand le Grand Cor sonnait, les troupes devaient rentrer au château.
- Il s’agit du jeune homme qui est arrivé au château du Seigneur Pacman… Messire Alastar.
En effet, au loin, le Titan défiait toujours à force de feu et d’acier la Liche des Montagnes Glacées des Elfes Noirs.


Dernière édition par Alastar le Mer 16 Sep - 0:32, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [RP] Le Chemin d'Alastar   [RP] Le Chemin d'Alastar Icon_minitimeSam 3 Mai - 21:19

Le Chemin d’Alastar, Chapitre XVI

La liche bondit sur Alastar, sa faux destructrice dans ces mains. Elle fit un large arc de cercle avec son arme, provoquant une onde de givre autour d’elle, qui emprisonna Alastar dans la glace.
Pendant un instant, le Titan fut surpris mais il se reprit et prononça un mot magique. La glace se brisa sous l’effet de la chaleur et le chevalier s’enflamma des pieds jusqu’à la tête. Mais les flammes ne le blessaient pas et il attaqua son adversaire.
La Liche dut reculer sous l’assaut du Titan. Le feu d’Alastar lui accordait un véritable avantage. Bientôt, le guerrier brûlant exécuta une pirouette et frappa lourdement l’arme de la Liche. La lame de glace se brisa et tomba en morceau sur le sol.
Alors la Liche recula et lança :
-« Assez ! Tu es puissant, Alastar. Mais tu vas t’épuiser. Ce combat n’aura nulle fin aujourd’hui. Nous nous reverrons bientôt, je te le promets. »
Et, invoquant un tourbillon d’ombre autour de lui pour se protéger des flammes du Titan, il prononça une longue incantation. Un mur ovale d’un noir insondable apparu devant lui et il se précipita dedans, disparaissant aussitôt.
Dès qu’il eut franchi le portail, le tourbillon s’arrêta et toutes traces de la Liche disparurent.
Sans aucun doute, cette créature contait parmi les plus puissantes qu’Alastar n’ait jamais eu à affronter.
Sans qu’il ne s’en rende compte, les flammes qu’il avait créées disparurent, le laissant faible et frileux. Sous l’effet de la fatigue qui était arrivée soudainement, il tomba sur les genoux. Il n’eut que le temps d’entendre le bruit d’un cheval au galop derrière lui et Kouran le soutenir en lui disant des mots incompréhensibles, avant de sombrer dans l’inconscience.

-« Il lui faudra plusieurs jours pour se remettre, Messire, j’en ai peur. fit une voix au-dessus d’Alastar. Sa blessure n’est pas commune. Il a livré un combat sans merci contre une créature endurante.
- Vous n’avez pas fréquenté son peuple, docteur. Les Titans récupèrent bien plus rapidement que les Hommes. Je ne serai pas surpris de le voir dîner parmi nous ce soir !
- Ca dépend de ce que l’on a à dîner, Kouran. » Lança Alastar en ouvrant les yeux, après avoir reconnu la voix de son compagnon.
Kouran lui sourit et dit à son interlocuteur :
-« Vous voyez ? »

La salle du Conseil était vaste et ronde. En son milieu, on avait disposé une Table Ronde, autour de laquelle les Conseillers débattaient. Mais elle était si grande qu’on pouvait y faire manger chacun des Chevaliers de la Table si on le désirait. Et qui plus est, la légende disait qu'elle s’élargissait au fur et à mesure que l’Ordre grandissait (et la salle aussi, par conséquent !).
-« Cela fait plus de vingt-quatre heures que nous tergiversons sur cela et il nous faut prendre une décision, à présent ! s’écria Whick
- Messire, il s’agit d’un sujet à ne pas prendre à la légère ! Nous parlons de la succession de notre souverain ! Nous prendrons le temps qu’il faut pour cela ! répliqua Maxence.
- J’entends bien, Seigneur. Mais nos sens s’amenuisent et nous perdons patience.
- Ne devrions-nous pas nous reposer de la bataille, avant de penser à cela ? proposa Pacman.
- C’est à la fin de la guerre, lorsqu’il faut tout reconstruire et montrer à nos voisins que nous ne sommes pas affaiblis, que nous avons le plus besoin d’un Roi pour nous gouverner. Affirma sagement Lengolas.
- Certes, mais nous sommes affaiblis. Et cela, tout nos voisins en ont déjà parfaitement conscience.
- Ce n’est pas une raison pour nous laisser aller ! s’indigna Maxence.
- Il ne s’agit pas de cela mais bien au contraire…
- Assez ! s’exclama Elzor. Nous devons reprendre cette histoire du début. Turinette vous étiez proche de Karadoc, et d’après vous il aurait désigné…
- Son bras droit de toujours, Gnaël, alias Videur.
Le silence se fit. Gnaël avait toujours conseiller Karadoc, et ce dernier n’avait jamais pris de décision sans lui demander son avis. Mais personne ne connaissait bien cet homme d’un âge mûr. Silencieux et mystérieux sur son passé, Videur n’était parfaitement connu que de Karadoc. Et d’après Turinette, ce dernier l’aurait désigné quelques jours avant sa mort comme celui qui devrait lui succéder.
-« Irons-nous contre la décision de notre valeureux Roi Karadoc ? s’exclama Turinette. Je ne vous entends pas ! Songeriez-vous, mes frères, à refuser celui qui a été choisi par notre souverain décédé ? Et de quel droit ? Sous quel prétexte ? Gnaël n’a jamais rien fait que de servir loyalement l’ordre !
- Il est vrai que nous n’avons jamais eu à regretter aucun de tes conseils, mon ami… commença Pacman en se tournant vers Gnaël. Mais comprend notre incertitude puisque nous en savons si peu sur toi.
- Je n’ai rien à redire à cela, Seigneur Pacman, car comme à l’habitude, tes paroles sont sages. Aussi, me gardai-je jusqu’à présent de dire quoique ce soit qui put influencer votre choix.
- Malgré tout, vous restez le principal candidat au trône de la Table Ronde. Annonça Elzor.
- Qui d’autre ? » demanda Turinette.
Le silence se fit. Elzor se leva et dit fortement :
-« Je propose donc, compagnons de procéder au vote : Gnaël dit Videur sera-t-il le nouveau Roi des Chevaliers de la Table Ronde ? Ou faudra-t-il trouver quelqu’un d’autre ? »
Comme personne ne disait rien, il continua :
-« Bien. Qui est pour ? »
Six mains se levèrent.
-« Je rajoute la mienne, cela fait sept. Qui est contre ? »
Six autres chevaliers se manifestèrent. Gnaël n’avait pas voté, étant l’intéressé.
-« Bien. Chevalier Gnaël de la Table Ronde, Conseiller du Royaume, compagnon d’arme de Sire Karadoc, aujourd’hui disparut, acceptez-vous la lourde et pénible tâche de diriger notre nation sur les sentiers de la gloire, de l’abondance et de la Paix ?
- J’accepte avec honneur.
- Je proclame en ce jour XI du Nosente que Sire Gnaël est à présent Roi des Chevaliers de la Table Ronde. Chacun de ses sujets devra lui jurer allégeance dans les trente jours qui suivent ou quitter le Royaume à jamais. Je déclare la séance du Conseil levée et vous invite à tous aller vous reposer pour vous préparez au festin de ce soir. Les Anges vous gardent.
- Nous servirons la Table avec Honneur. Firent les chevaliers d’une seule voix, mettant fin à la séance par ce rite habituel.
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MessageSujet: Re: [RP] Le Chemin d'Alastar   [RP] Le Chemin d'Alastar Icon_minitimeSam 3 Mai - 22:14

Désolé mais c'est trop long. ^^"
Je le lirai quand j'oré le courage. Very Happy
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MessageSujet: Re: [RP] Le Chemin d'Alastar   [RP] Le Chemin d'Alastar Icon_minitimeDim 4 Mai - 14:17

C'est un plaisir de te voir sur le forum, Alastar, et c'en est également un de lire et relire le Chemin^^! On attends la suite cheers
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MessageSujet: Re: [RP] Le Chemin d'Alastar   [RP] Le Chemin d'Alastar Icon_minitimeDim 4 Mai - 14:19

Razz il vouler pas que sa tombe au oubliet donc il a d'éplacer c'est jolie ecrit ici
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MessageSujet: Re: [RP] Le Chemin d'Alastar   [RP] Le Chemin d'Alastar Icon_minitimeMer 7 Mai - 8:27

Nabaki a écrit:

Je le lirai quand j'oré le courage. Very Happy
t'a intéret Very Happy
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MessageSujet: Chapitre XVII   [RP] Le Chemin d'Alastar Icon_minitimeMer 16 Sep - 1:42

Je me présente. Je suis Alastar, l'ancien Gardien du Savoir des Chevaliers de la Table Ronde (CTR). J'ai quitté l'ordre peu de temps avant la fusion avec l'Eragon mais j'ai transféré ici mes écrits à la demande de je-ne-sais-plus-qui (j'avoue). J'avais écrit pas moins de 16 chapitres, de longueur aléatoire, mais dont j'étais assez fier à l'époque. Pour ceux qui me connaissent, ils seront sûrement contents d'apprendre que j'ai continué à écrire (rien en ligne, enfin, pas que je me souvienne!) et que je me débrouille de mieux en mieux, d'après mon humble avis. Wink
Pour la petite histoire, je suis en T°S et je bosse beaucoup, pour tout dire. Par miracle, sans doute, j'ai décidé de me changer les idées en achevant l'écriture d'une de mes anciennes histoires... Le Chemin d'Alastar!

Avec le plus sincère pardon de ne pas avoir entrepris ceci plus tôt. (mais comprennez-moi; je ne voulais pas finir l'histoire maintenant, mais j'y suis obligé car sinon elle ne sera jamais terminée et, ça, je ne peux le permettre! Wink désolé, donc, ce sera moins bien que les premiers chapitres. C'est surtout un gros résumé des épisodes qui suivirent dans l'histoire de mon Ordre. (et d'une partie du votre, par conséquent!. Fermons les parenthèses) )

Spéciale dédicace à Kouran, un fidèle fan de toujours... En espérant qu'il parcourt encore se forum pour lire mon dernier chapitre un jour! :s Tu peux savoir que j'ai puisé beaucoup de détermination dans tes encouragements; ils m'ont véritablement aidé. D'ailleurs, ceux de vous tous m'ont beaucoup aidé! Wink



Le Chemin d'Alastar, Chapitre XVII et dernier.

Chacun connaît les jours qui suivent la ruine d'un Royaume en guerre. Le Royaume de Karadoc était sorti vainqueur de ses combats, certes, mais le pays était ravagé par les actions des maléfiques Elfes Noirs. Sur tous les horizons se propageait un paysage de cendre et de sang. Les doux ruisseaux qui caractérisaient la région étaient à présent teintés de vermeil. Et là où le feu n'assombrissait pas de suie les arbres desséchés, c'était la glace magique qui les figeait pour l'éternité.
On avait placé sur le trône un chevalier humble aux triomphes connus bien que modestes. En ce jour, on a oublié pour quelle raison Gnaël avait reçu le titre de « Videur ». Mais il prit les rênes d'un Royaume sur le déclin et ce qu'il en fit le rendit maudit des siens...
Gnaël était devenu fier le jour même où la couronne était tombée sur sa tête. Fier et arrogant. Il perdit son sens de justice et la folie l'emporta. Le Royaume connut des jours de misère terrible. Au poids de la guerre s'ajouta celui d'un roi cruel.
Il serait futile et méprisable de traiter longtemps du règne du Videur. Gnaël fut renversé en quelques mois. Jamais roi n'avait connu de gloire plus courte. Bien qu'il n'est pas été l'instigateur premier de ce coup d'état, Turinette fut nommé par les Chevaliers pour succéder à Gnaël ou, plus véritablement, à Karadoc. Il avait toujours été un ami proche du premier Roi de la Table Ronde et ses prouesses étaient tout à fait exceptionnelles.
Comme par magie, par un coup du sort, comme on dit, la situation économique du Royaume se redressa. Gnaël, plongé dans sa richesse, avait été « mou », lent et pour tout dire amorphe.
En ces points, Turinette lui était opposé. Il était dynamique, malin, talentueux et généreux. Mais Turinette était un homme. Il savait qu'il avait de nombreux défauts (si nombreux, en réalité, qu'il serait impossible de tous les citer!). Mais il était sage. Et dans sa sagesse il s'entoura d'autres sages, plus sages encore que lui-même. Il eut de nombreux conseiller et à eux tous ils permettaient la cohésion caractéristique d'une Table Ronde. Alastar en connaissait la plupart: Whick, Elzor, Maxence, le Seigneur Pacman, Lengolas...
Le jeune chevalier fut remercié de sa bravoure en le nommant Maître Recruteur des Chevaliers de la Table Ronde. Il était l'un de ceux à qui revenaient l'honneur de redonner à l'Ordre une chance de revivre. Il devait parcourir le monde en quête de chevaliers aptes à faire la gloire des braves Chevaliers de la Table Ronde.
Il vous suffit de savoir qu'il s'acquitta de sa quête (il recruta de nombreux chevaliers après les avoir combattus, selon l'amabilité avec laquelle ils lui avaient répondu. On raconte qu'il fut même défait par un guerrier et que, stupéfait de cela, il lui avait proposé de rejoindre l'Ordre! Ce dernier accepta.) et fut bientôt nommé à part entière « Chevalier de la Table Ronde ».

Bien sûr, Alastar participa à de nombreuses guerres. Alastar entraîna de nombreux soldats. Il en découvrit plus sur les mystérieuses origines de son ami Kouran. Il apprit plus tard que son peuple n'avait pas été entièrement décimé. Si la flotte avait été réduite en cendre par l'efficace Elfe Xal’ur qui dirigeait la flotte Kiv'Kyak, les troupes dirigées par le Capitaine Clem résistèrent. Dans une action de bravoure légendaire, l'officier organisa une défense acharnée de ses troupes. Aux cinq-cent-soixante-milles Démons et Elfes qui lui faisaient face à la frontière des Dragonniers, il opposa ses quelques dizaines de milliers de soldats épuisés. Durant dix jours les combats furent incessants. Mais le onzième jour, comme la brise qui se lève au matin pour rafraîchir la forêt estivale, les Dragonniers s'élevèrent dans les cieux et déferlèrent comme une nuée d'insecte impitoyables sur les hordes de Démons. Clem survécut avec pas moins de cinquante milles Titans.
Kouran devint Chevalier de la Table Ronde, et non l'un des moindres.
La Liche, qui avait été le plus digne adversaire d'Alastar, rejoint les rangs des Chevaliers de la Table Ronde.
Alastar, le Gardien du Savoir, comme on l'appela un jour au château, connut encore de nombreuses aventures.

Mais c'est une autre histoire. Car celle-ci retrace bien son Chemin jusqu'aux portes dorées de Camelot.

Le Chemin d'Alastar ne connaît pas de fin. Car il est celui d'un Titan. Et quoi qu'on dise, quoi qu'on fasse, les Titans sont et resteront Eternels. Aussi longtemps que dureront les guerres, il demeurera des gens pour les gagner. Ceux-là sont les Chevaliers de la Table Ronde. Et quand bien même ils affronteraient un Ardent Phoenix, celui-ci ne renaîtrait jamais de ses cendres.

Cependant, en ce qui concerne Alastar lui-même, on ne sait ce qu'il est devenu. Il est resté fidèle à ses amis, à ses Frères d'Armes, mais rien n'aurait su empêché le jeune Titan à repartir en quête d'une gloire nouvelle.
D'aucun disent qu'il est reparti chasser les Kiv'Kyak, qu'il est reparti venger son ami d'enfance, Andréas.
Certains affirment qu'il continue à se frayer un passage dans les cadavres de ses victimes, qu'il perpétue les victoires qui font la réputation des Titans.
D'autres pensent qu'il est mort au cours d'un nouveau combat.

Pour ma part, j'aime à croire qu'il est retourné auprès des siens, lorsqu'il a appris que les Titans de Clem avaient survécu. J'aime me dire qu'il a seulement pris une nouvelle route, un nouveau chemin. Enfin, j'aime penser qu'il vaque dans les méandres de l'imagination des uns et des autres et que son histoire vous aura arracher un sourire.
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Kouran
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MessageSujet: Re: [RP] Le Chemin d'Alastar   [RP] Le Chemin d'Alastar Icon_minitimeDim 20 Sep - 20:39

Je t'ai répondu sur le fofo CTR Wink
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